L’un de mes fidèles commentateurs me demandait l’autre jour si ce « topflop » inaugurait une série (n’est-ce pas Nhand !).  Je n’y avais à vrai dire pas vraiment songé et c’aurait très bien pu être un « topflop » one shot (à bas le franglais !), mais là, je ne résiste pas car certains événements se sont précipités ces derniers jours. Alors voilà :

TOP

Louve Chérie : non contente d’avoir décroché la semaine dernière un mi-temps dans une maison de repos proche de chez elle et d’avoir résolu en deux jours les (gros) problèmes administratifs qui se posaient, la voilà qui décroche dans la même institution un second mi-temps, certes à durée déterminée en remplacement d’un congé de maternité, mais permettant quand même de constituer momentanément un temps plein. Alléluia !

Milord : non content, après quatorze années passées en appartement, de s’être rapidement habitué à son nouvel environnement campagnard, voilà un vieux chat qui retrouve ses instincts de chasseur et ramène « chez lui » souris et autres campagnols. Cette nuit, doublant de volume, il a aussi feulé comme un lion contre nous ne savons quel intrus : loup, renard, belette ?

Elio Di Rupo : quand je le disais que l’actualité à tendance à me rattraper ces temps-ci : notre premier ministre Elio 1er discutait finances fédérales avec le gouvernement l’autre soir au… Palais d’Egmont. Négociations difficiles. Durant une pause, patatras ! Il descend trop rapidement l’escalier et fait un vol plané en arrivant en bas. Des bleus, des bosses, des lunettes cassées… Il a quand même tenu boucler le budget 2013 et a résisté jusqu’au bout de la nuit. Chapeau ! Même si certaines mesures prises mériteraient qu’il se retrouve dans les « flop » !

FLOP

Mes cheveux : ils ont tous les défauts. Très (trop) fins, raides, plantés bas, gras, hérissés d’épis, « mous » comme dit ma coiffeuse, ils font depuis près de cinquante ans le désespoir des Figaro de tous poils que j’ai été amenée à fréquenter. Il en est même un qui soupirait à fendre l'âme chaque fois qu’il me voyait franchir le seuil de son salon. J’ai préféré changer de boutique avant qu’il ne se suicide. Il me rappelait cette ministre de l’enseignement qui refusait de me donner une interview sur les mesures qu’elle comptait prendre pour améliorer la qualité de l’enseignement au prétexte que le sujet était trop vaste (sic !). Non, mais allo, quoi ! C’est votre boulot, les cheveux, l’enseignement, pas le mien !

Le Speedy Pass de Walibi : voici une quinzaine de jours, il a provoqué des cris d’orfraie chez les parents, les psychologues, les défenseurs des droits de l’enfant et l’un ou l’autre ministre. Il a aussi fait couler beaucoup d’encre dans la presse écrite et engendré quelques séquences épiques du journal télévisé. Il faut dire que les patrons de Walibi n’y sont pas allés avec le dos de la cuillère en proposant un coupe-file à 35 € en plus du prix d’entrée de 33 € pour les adultes et 29 € pour les enfants ! Les réactions étaient unanimes : inégalitaire, antidémocratique, discriminatoire pour les enfants d’origine modeste… On ne peut qu’être d’accord ! Mais, comme me le faisait remarquer Grand Loup et comme l’écrivait quelques jours plus tard le philosophe Jean-Henri Deraemaeker dans les pages de La Libre : c’est pour les enfants de riches dont les parents paieront le speedy pass qui évite les files que le vrai problème se pose, en les convainquant que, dans la vie, l’argent permet de tout acheter, notamment le temps d’attente devant une attraction.  « Donner de l’argent, c’est facile, concluait-il. Donner de soi-même, c’est une autre paire de manches ».

Mes ancêtres du début du XVIIIe siècle : ils s’appellent tous Jean, Léonard, Gaspar ou Gilles, sans second prénom ; ils sont tous parrains des enfants les uns des autres, qui s’appellent donc Jean, Léonard, Gaspar ou Gilles, sans second prénom. Du coup, de quel Jean, Léonard, Gaspar et Gilles, cette jeune femme est-elle l’épouse, ces filles et garçons sont-ils les enfants ? Grrrrrrrrrrr !

La jument de Michao (le loup, le renard et la belette)