Journal d'une mamy-boomer

01 juillet 2018

Série noire

Ces derniers temps, l'histoire familiale montre une fâcheuse tendance à bégayer. Les adeptes de psychogénéalogie et des constellations familiales y verraient sans doute l'influence sur mes contemporains de traumatismes subis par nos ancêtres. Je crois davantage au hasard. Un hasard, dont je me passerais volontiers.

En 1947, alors qu'il courait pour attraper son tram, mon père, alors jeune marié, fut renversé par une voiture. Diagnostic : fracture du crâne. Il resta douze jours dans le coma entre la vie et la mort et c'est l'hémorragie cérébrale qui libéra la pression sous la calotte crânienne qui le sauva. Il s'en sortit sans autre séquelle qu'une tendance aux maux de tête et une relative difficulté de mémorisation. 

Lundi dernier, mon fils, qui roulait à vélo sans casque, passa par dessus le capot d'une voiture. Diagnostic : double fracture du crâne avec oedème cérébral. Mais cette fois pas de coma : s'il perdit connaissance, il se réveilla dans l'ambulance avec une  amnésie totale des circonstances de l'accident. Il n'empêche, la neurologue me l'a confié : "pour le même prix, il était mort ou hémiplégique". Nous attendons que l'oedème se résorbe mais il ne devrait pas conserver de séquelle. Pour l'heure : repos absolu un mois au moins.

Or, dans le même temps, alors qu'il devait venir s'installer chez moi ce dimanche pour suivre un stage "forêt" durant sa première semaine de vacances, Petit Loup, qui jouait au foot (c'est de saison !) dans la cour de l'école, s'est foulé la cheville avec fêlure du cartilage de croissance. Verdict : trois semaines de plâtre.

Il faut savoir que les foulures et fractures des membres inférieurs sont une véritable spécialité familiale. Louve Chérie, en particulier, la marraine dudit Petit Loup, s'en est fait une spécialité dès l'âge ds six ans. J'ai un jour compté qu'au total elle a passé près de neuf mois avec l'un ou l'autre pied dans le plâtre. Et son frère, le papa de Petit Loup donc, est à peine en reste, même s'il a débuté un peu plus tardivement sa carrière de grand éclopé. Les derniers "incidents" du genre étaient une entorse chez Louve Chérie il y a quelques mois et la déchirure du tendon d'Achille il y a quatre ans chez Grand Loup. Curieusement, moi, je ne me suis jamais rien cassé/déchiré/foulé. Quant à Papiloup, à part sa triple fracture de l'humérus il y a six ans, il s'était un jour brisé le petit orteil en butant contre le pied métallique d'une chaise. On ne peut pas à proprement parler d'habitude.

Alors non, je ne me plains pas mais, après les mois passés à fréquenter les hôpitaux et maison de retraite, alors que les vacances pointent le nez et que l'été s'installe, j'espérais avoir enfin l'occasion d'en profiter pleinement avec ceux qu'il me reste (ils ne sont pas nombreux). Las. Nos projets sont compromis et j'ai juste envie de criez "Assez !".

A propos, nous envisageons sérieusement la publication d'un guide des services d'urgence et autres soins intensifs/palliatifs bruxellois et wallon. 

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Mes deux éclopés, ce printemps, lorsqu'ils se croyaient encore invincibles

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24 juin 2018

Silence d'été

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L’après-midi repose et le vent somnolent

Pareil à l’éventail agite quelques tiges

Des épis, des rosiers, le jet d’eau transparent

Et la cime des bois en son lointain prestige 

 

En cet après-midi gorgé de souvenance

Le silence d’été me rappelle l’azur

D’anciens instants heureux qui parlent de l’enfance.

Les pétunias pourprés escaladent le mur. 

 

L’après-midi s’étire et un oiseau menu

Tout en haut du sapin sifflote une romance

Rien ne bouge et le soir comme un refrain connu

S’en vient à pas feutrés psalmodier le silence

 

LORRAINE

 

Comme tant d'autres, ce poème qui célèbre l'été figure dans le recueil "Le cahier du soir" de Lorraine, que vous pouvez vous procurer auprès de des éditions "The BookEdition" (12 € + frais de port) dans la collection des "Anthologies Ephémères" dont tous les bénéfices sont reversés à l'association "Rêves" qui réalise les voeux d'enfants gravement malades.

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19 juin 2018

Le "Cahier du soir" de Lorraine désormais aussi en recueil

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Bientôt cinq mois que Maman nous a quittés. A mes enfants et moi, elle manque tous les jours, c'est une banalité de le dire mais c'est la vérité. Donc je ne vais pas chercher quelque tournure littéraire qui exprimerait joliment le vide qu'elle a creusé en nous un an presque jour pour jour après celui laissé par la mort de mon mari. Je le dis tout cru : elle nous manque, ils nous manquent tous les deux. Et là n'est pas le propos de ce billet.

Pour de nombreux lecteurs de son blog "Le cahier du soir", Maman était Lorraine. Lorraine, la vieille dame poète qui parlait au coeur de ses lecteurs. Lorraine-la-romanesque, qui avait beaucoup rêvé au temps de l'enfance puis de l'adolescence et s'en souvenait avec les mots de son époque, riches, beaux, parfois un peu désuets mais porteurs de sens puisqu'ils ressuscitaient l'âme des jeunes filles en fleurs. Lorraine-la-virtuose, qui jouait avec brio toute la gamme des sentiments et leurs nuances les plus subtiles. Lorraine-l'émerveillée, que la vieillesse ne trouvait pas blasée mais au contraire toujours avide des plaisirs de la vie, des beautés de la nature, des richesses des rencontres et des échanges. Lorraine-la-gaie aussi (ah, les perles de son rire !), qui savait s'amuser d'un bon mot, d'une situation insolite, d'un souvenir cocasse, d'un présent plaisant  Lorraine-l'amoureuse, enfin (surtout ?), qui savait comme personne exprimer la nostalgie non tant de sa jeunesse que de la passion pour le beau ténébreux trop tôt disparu qui l'avait séduite cinquante ans auparavant. 

En s'envolant en ce froid matin de février pour le pays des poètes, Lorraine a laissé ses lecteurs orphelins de la musique de ses mots. Ceux-ci ont exprimé leur admiration et leur peine sur son blog ou me les ont dits ici-même. Or, à la suggestion de plusieurs d'entre eux, elle caressait depuis longtemps le projet de voir certains poèmes réunis en recueil. Ne sachant comment faire, c'est l'amie Quichottine, qui, fin 2016, s'est chargée de la réalisation pratique de ce projet, tandis que j'y joignais quelques-unes de nos photos de famille pour illustrer une première édition réservée à nos proches et amis. Elle était hospitalisée quand j'ai pu le lui offrir et ce fut pour elle une merveilleuse surprise. Plus tard, cependant, alors qu'elle reprenait quelque force, elle a souhaité que ce recueil puisse être mis à la disposition des lecteurs de son "Cahier du soir". Quichottine et moi avons donc remis notre ouvrage sur le métier afin d'en proposer une version illustrée de photos moins personnelles mais tout aussi signifiantes. Cette seconde édition, Lorraine n'aura pas eu la joie de la feuilleter mais je lui avais promis de la finaliser et, de là où elle est, je sais qu'elle nous a accompagnées à chaque étape de la remise en forme du recueil.

Aujourd'hui, "Le cahier du soir" est accessible à chacun en version papier (152 pages). Vous pouvez vous le procurer*  sur le site des éditions "The BookEdition" dans la collection des "Anthologies Ephémères" initiée par Quichottine et dont tous les bénéfices sont reversés à l'association "Rêves" qui réalise les voeux d'enfants gravement malades. Ainsi, en retrouvant la plume élégante de Lorraine, vous aiderez des fillettes, des jeunes garçons, malmenés dans leur corps et dans leur coeur, à s'évader pour quelques heures d'un quotidien ô combien difficile. Lorraine adorait les enfants, admirait leur spontanéité et leur force de vie. Elle aussi a connu la maladie et l'avenir qui s'assombrit. Elle aurait aimé savoir qu'au-delà de l'émotion littéraire, ses vers, joyeux ou nostalgiques, servent aussi à mettre un peu de baume au coeur de petits patients courageux que la réalisation de leur rêve peut aider à lutter contre la maladie. 

Bonne lecture !

* 12 € + fais de port

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30 mai 2018

Ce monde est fou

Aujourd'hui, presque simultanément, se déroulaient à Liège et à Bruxelles deux cérémonies d'hommage à des personnes récemment assassinées.

A Bruxelles, une marche blanche a accompagné les funérailles de la petite Mawda, deux ans, tuée il y a une dizaine de jours par un policier qui tentait d'arrêter la camionnette du passeur dans lequel elle se trouvait avec ses parents, son frère et une dizaine d'autres migrants en situation irrégulière. A Liège, les pensées d'une foule impressionnante allaient à un étudiant et deux mamans, tués hier dans un attentat terroriste perpétré par un délinquant lambda radicalisé en prison. L'ironie du sort veut que ces deux mamans  étaient policières elles aussi et tuées pour cela précisément. 

Pas facile d'être policier.ère aujourd'hui ! Tantôt bras armé d'un gouvernement qui traque les illégaux en quête d'une vie meilleure, tantôt victimes de leur statut, les membres des forces de l'ordre peinent pour l'heure à définir leur rôle, tiraillés qu'ils sont entre leurs responsabilités professionnelles et leur sentiments d'êtres humains. Je pense que, plus que d'autres encore, ils doivent comme moi se dire : "Ce monde est fou". Car comment qualifier autrement un monde qui tue des enfants, des mamans et des jeunes gens juste parce qu'ils étaient au mauvais endroit au mauvais moment ?

Cyril allait être instituteur, il apportait son travail de fin d'études à sa haute école, à deux pas d'une autre école, primaire et secondaire celle-là, où une femme de ménage a été prise en otage par le terroriste qui ne semble l'avoir épargnée que parce qu'elle est musulmane et lui assura respecter le ramadan. S'il n'avait été abattu par les forces spéciales d'intervention, ce terroriste s'en serait-il pris aux écoliers ? Les enfants sont l'avenir d'une société, la police est chargée de protéger la population, l'instituteur de former des citoyens responsables. Attenter à leurs vies, c'est tenter d'ébranler le fondement même de la démocratie et de notre humanité.

Ce monde est fou.

Dans le même temps ou presque, à Paris, un jeune Malien en séjour illégal a escaladé au péril de sa propre vie les cinq étages d'un immeuble pour sauver un enfant suspendu au balcon.

Ce monde est fou. Mais il peut parfois être beau. 

(Pardon si ce texte peut sembler décousu. Par son chaos même, il reflète fidèlement les sentiments suscités par les événements de ces dernières semaines).

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29 mai 2018

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J'étais à Paris l'autre jour pour un projet qui me tient à coeur et sur lequel je reviendrai bientôt. Or, mon fils, qui me servait de chauffeur, m'avait offert pour la fête des mères une soirée au Théâtre Antoine où nous avons applaudi Charles Berling, Alain Fromager et Jean-Pierre Daroussin dans le célèbre et désormais classique "Art" de Yasmina Reza.

Hier soir, Jean-Pierre Daroussin a reçu pour son rôle dans "Art" le Molière du comédien dans un spectacle privé. Un Molière que je pense amplement mérité.

Bien sûr, je n'ai pas vu les autres spectacles et j'ignore donc s'il surpassait réellement les autres candidats en lice, mais je sais que dans "Art" en tout cas, il était excellentissime et surpassait, de loin me semble-t-il, ses deux comparses. Peut-être parce que le rôle d'Yvan exigeait nettement plus de nuances que celui des deux autres ? Encore fallait-il être à la hauteur de ces nuances et, sur ce plan, nul ne contestera qu'il l'était - et ô combien - en particulier dans le long monologue où ce doux, ce timide, toujours prêt à éviter le conflit en ménageant la chèvre et le chou, explose soudain face à ses deux copains dressés sur leurs ergots pour un tableau entièrement blanc que Serge, toujours un peu snob, vient d'acquérir et que Marc déteste. Un grand moment de théâtre.

Bien sûr, aussi, on pourrait dire que Jean-Pierre Daroussin joue toujours la même partition : celle du type ordinaire, sans ambition, un peu dépassé par les événements mais, au fond, d'une grande sagesse. On l'a lui a vue jouer au cinéma dans "Le coeur des hommes" et dans "Conversation avec mon jardinier", on l'a appréciée à la télé dans la série "Le bureau des légendes". Ce matin "Le Monde" rappelait qu'en 1979, le critique dramatique Michel Cournot écrivait dans ses pages : « Dans la classe de Marcel Bluwal s’est distingué un comédien extraordinaire, appelé sans doute à un grand avenir, Jean-Pierre Darroussin. Acteur presque impassible, au visage chaotique, qui, restant sur un quant-à-soi presque ténébreux, déclenche des explosions incroyables de comique pur, très beau, mais détermine aussi bien une émotion violente dans les moments de drame. Acteur puissant et pudique, déjà d’une maîtrise totale. » En voilà un, en tout cas, qui ne s'était pas laissé prendre à l'allure anodine et à l'air de ne pas y toucher du comédien de 64 ans aujourd'hui. Car chaque rôle, quand bien même les personnages se ressemblent, exige sa dose de création dans l'intériorité et le décalage toujours un peu burlesque avec la réalité. Or, ce talent n'est pas donné à tout le monde.

Bref, nous avions passé une excellente soirée et, hier soir, je me suis réjouie de ce Molière. Le premier.


28 mai 2018

C'est un jardin extraordinaire... (air connu)

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Ma pelouse n'est pas un gazon anglais. On peut même dire qu'elle est parfaitement échevelée voire un peu folle, qu'elle ressemble de moins en moins à une pelouse depuis que les graminées des prairies voisines ont pris la clé des champs et que les fleurs de ces mêmes champs y ont installé leurs pénates. On va dire qu'elle n'est pas très orthodoxe mais qu'elle est belle quand même dans ses atours de sauvageonne. En fait, vous savez quoi (belgicisme) : moi, je l'aime bien cette pelouse ! Je trouve qu'elle cohabite harmonieusement avec les prés et le jardin alentour, lui aussi un rien foufou. Alors, bien sûr, ce n'est pas encore le jardin de mes rêves (il est trop jeune), mais il le deviendra un jour. J'espère juste que je serai encore là pour l'admirer dans la force et la beauté de son âge.

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09 mai 2018

Un peu de ciel bleu sur l'aile d'un oiseau

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Cette phrase est sans doute la toute dernière qu'aura écrite Maman. Je l'ai trouvée en rangeant ses papiers hier et je l'ai reçue comme un signe qu'elle me ferait depuis l'au-delà.

"Un peu de ciel bleu sur l'aile d'un oiseau". C'est sans doute le début ou la fin d'un poème, une émotion en tout cas qu'elle aurait dévelopée si elle en avait encore eu la force. Nous ne saurons pas ce qu'elle aurait si joliment tissé autour de cette aile "encielée", mais dans son unicité, sa simplicité même, sa poésie, cette phrase me dit son émerveillement encore et toujours face au miracle de la vie. Elle me dit de continuer moi aussi encore et toujours à m'émerveiller. De continuer à croire en la beauté, de continuer à aimer la vie malgré les coups bas qu'elle peut nous réserver. Elle me dit que, jusqu'au bout, elle a été sensible à ce qui en fait le sel, elle me dit qu'en ce matin de février elle est partie en paix sur cette aile qui l'emmenait. Vers où ? 

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08 mai 2018

Enfin !

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Nous en riions volontiers. Le jardinier, qui au début de notre installation nous aida à choisir les plantes qui peupleraient notre jardin, avait ingénuement argumenté "à votre âge, si vous voulez en profiter vraiment, il faut choisir des sujets déja grands". Nous le trouvions plus naïf qu'impertinent de souligner ainsi notre avancée vers la vieillesse et nous nous étions laissés convaincre par quelques "grands sujets" en plus des jeunes pousses récupérées dans notre jardin précédent ou lors des distributions gratuites des "journées de l'arbre". Or, il se fait qu'il n'avait pas tort, le jeune bougre. Trois ans plus tard, notre jardin prend forme mais tu n'es plus là pour en savourer tous les coloris, toutes les nuances, tous les parfums.

Les glycines, en particulier, te tenaient à coeur. Nous avions le souvenir de déjeuners sous la tonnelle d'un restaurant proche où les grappes odorantes formaient une voûte en délicieuse harmonie avec les plats et l'amitié que nous y partagions. Tu n'auras pas vu fleurir les glycines. La première année, elles étaient trop jeunes, trop occupées à lancer leurs lianes à l'assaut de la structure métallique. L'an dernier, déjà, tu n'étais plus là et, de toute façon, saisies précocement par un gel tardif, les fleurs s'étiolèrent avant même d'être écloses.

Ce printemps, enfin, les voilà, charnues, nombreuses, somptueuses. Et leur beauté me fend le coeur.

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17 avril 2018

Merveilles du Louvre-Lens

Bon, vous vous en doutez, même si leur beauté m'a touchée, je n'étais pas à Lens pour admirer les bouleaux. En même temps, je ne pensais pas une fois de plus (la troisième !) évoquer ici les merveilles du Louvre-Lens, (re)découvertes sur la route du retour depuis la Dordogne. Mais on ne se refait pas et le fait que, pour le cinquième anniversaire du musée, près de la moitié des pièces ont été changées, m'incite à vous offrir quelques clichés de cette nouvelle plongée dans la Galerie du Temps. Une plongée un peu particulière pour moi puisque, cette fois, Papyloup n'était pas de la partie, mais Petit Loup et son papa bien.

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15 avril 2018

Pour le plaisir

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Les bouleaux sont les premiers arbres à avoir colonisé les terrils quand l'exploitation des mines s'arrêta. Sur l'ancien site minier de Lens, ils disent jolimment dans le printemps frémissant que la nature toujours reprend ses droits quand bien même l'homme la maltraite par intérêt ou par méconnaissance ou par négligence. Et je leur trouve une élégance rare.  

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