Journal d'une mamy-boomer

17 avril 2018

Merveilles du Louvre-Lens

Bon, vous vous en doutez, même si leur beauté m'a touchée, je n'étais pas à Lens pour admirer les bouleaux. En même temps, je ne pensais pas une fois de plus (la troisième !) évoquer ici les merveilles du Louvre-Lens, (re)découvertes sur la route du retour depuis la Dordogne. Mais on ne se refait pas et le fait que, pour le cinquième anniversaire du musée, près de la moitié des pièces ont été changées, m'incite à vous offrir quelques clichés de cette nouvelle plongée dans la Galerie du Temps. Une plongée un peu particulière pour moi puisque, cette fois, Papyloup n'était pas de la partie, mais Petit Loup et son papa bien.

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15 avril 2018

Pour le plaisir

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Les bouleaux sont les premiers arbres à avoir colonisé les terrils quand l'exploitation des mines s'arrêta. Sur l'ancien site minier de Lens, ils disent jolimment dans le printemps frémissant que la nature toujours reprend ses droits quand bien même l'homme la maltraite par intérêt ou par méconnaissance ou par négligence. Et je leur trouve une élégance rare.  

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09 avril 2018

Aux origines de l'art

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Je l'avais vue il y a longtemps. Quand je dis "elle", je veux dire sa réplique car, déjà à l'époque, la grotte de Lascaux était fermée aux visiteurs ordinaires, réservée qu'elle était depuis 1963 aux seuls scientifiques et rares privilégiés, hôtes de marque, autochtones tirés au sort, étudiants motivés... Mon mari avait été de ces VIP lors d'un voyage de presse dans les années 80. Un peu plus tard, en famille, nous avions dû nous contenter de "Lascaux II", reproduction partielle à l'identique et, déjà, cela avait été l'émerveillement face à ces représentations de chevaux, d'aurochs, de rennes et de cerfs, surgies du fond des âges (vingt mille ans, quand même !) dans tout l'éclat de leur couleurs d'origine.

Mais voilà que récemment, fin 2016 pour être précise, Lascaux IV a ouvert ses portes. Lascaux III, elle, se balade à travers le monde. La belle idée ! Lascaux IV, donc, c'est désormais le Centre international de l'art pariétal. Une dénomination quelque peu pompeuse qui a cependant le mérite de mettre d'emblée en avant le fait que, si nous allons découvrir des traces de nos lointains ancêtres Cro-Magnons, c'est surtout de l'art qui nous est proposé. Un art primitif peut-être (encore que...) mais de l'art, dans toute l'acception du terme, avec un trait parfaitement maîtrisé et une harmonie de tons qui n'ont pas fini d'éblouir nos contemporains alors même que ne sont utilisés que l'ocre jaune, l'ocre rouge et le noir.   

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Pourquoi ces premiers homo sapiens ont-ils éprouvé le besoin de couvrir les murs de grottes dans lesquelles ils ne vivaient pas de représentations d'animaux qui n'étaient pas nécessairement les plus courants en cette période glaciaire, on l'ignore encore. Même si l'hypothèse du lieu de culte d'une religion primitive semble faire son chemin. On y trouve beaucoup de signes divers aussi : ébauche d'écriture ou signes de reconnaissance à la manière d'une signature clanique ? Là aussi les études se poursuivent. Quoi qu'il en soit, nimbée de mystère, la grotte de Lascaux continue de fasciner même le visiteur lambda, même les enfants et ce, d'autant plus, que sa réplique cette fois totale s'intègre dans un dispositif architectural et muséal tout à fait exceptionnel. 

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Lascaux IV, c'est, en effet, d'abord un bâtiment-paysage d'une grande modernité mais s'intégrant parfaitement dans cet environnement si caractéristique de la vallée de la Vézère. C'est surtout, une approche contemporaine du rôle d'un musée usant avec brio des ressources les plus sophistiquées des nouvelles technologies pour multiplier les approches, tantôt didactiques tantôt ludiques ou expérimentales. Aux explications initiales du guide, viennent, en effet, s'ajouter les informations multiples et multiformes des projections et maquettes, des tablettes numériques, des écrans tactiles, de la 3 D... Quel que soit son âge, le visiteur devient réellement acteur de sa découverte, mêlant intelligence et sensibilité, apprentissage et émotion. Comment, en effet, ne pas être touché, y compris par l'art contemporain lorsqu'il s'empare de thèmes ou techniques proches de ces tout premiers artistes pour proposer aux visiteurs de composer leur propre musée imaginaire ? Une expérience unique que j'ai eu l'immense chance de partager la semaine dernière avec Petit Loup et son papa ! 

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http://www.lascaux.fr/fr/preparez-votre-visite/visitez-lascaux/centre-international-art-parietal

 

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21 mars 2018

Le printemps des retrouvailles

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Nous l'attendions. Le voilà. Je parle bien sûr du printemps. Bon, d'accord, je sais que certains d'entre vous se débattent encore avec la neige mais je peux vous dire que nous, dans le Nord, enfin au nord du Nord, nous commençons à le voir pointer le bout d'un nez certes encore un peu rougi par le froid mais manifestement bien décidé à émerger de ses couches d'écharpes. Ce qui nous a permis, ma copine C. et moi, de nous offrir il y a quelques jours un petit tour du Lac de Genval des plus revigorants.

Revigorant parce que le soleil était de la partie. Revigorant parce que ses près de 3 km de long n'ont pas épuisé les sexa que nous sommes au lendemain d'un trop sédentaire hiver. Revigorant parce que la beauté du lieu n'a pas fini  d'enchanter la lectrice passionnée de Jacqueline Harpman que je suis et m'a d'ailleurs donné l'envie de relire "La plage d'Ostende", qui - comme son titre ne l'indique pas - se déroule pour l'essentiel au bord du Lac de Genval.   

Ce lac, je le connais. Oh, pas très bien ! Assez cependant pour savoir ses villas cossues de styles hétéroclites, son histoire bourgeoise, son "château" transformé en hôtel-restaurant de luxe où ma vie professionnelle me mena quelquefois - mes papilles s'en souviennent - et son calme relativement préservé entre ciel et oiseaux aquatiques. Vendredi, seul le cri indigné d'une bernache du Canada vint d'ailleurs troubler le calme de l'après-midi que joggueurs et personnes âgées (plus que nous) savouraient de concert.

J'ai aimé ce moment rare de complicité dans la nature qui s'ébroue au lendemain de l'hiver. Et comme un bonheur ne vient jamais seul, la photo que j'ai postée sur Facebook m'a vallu la proposition d'une autre amie, perdue de vue depuis l'école (50 ans quand même !) de venir s'y balader avec moi un de ces jours. Nous devrions nous revoir très prochainement, avec une trosième lurronne voire une quatrième, récemment revues. Elle est pas belle la vie ?

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13 mars 2018

La dette du bonheur

 

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Il y a très exactement trois ans, nous emménagions dans cette maison que nous avions fait construire face aux prairies de la Famenne qui jouxte l’Ardenne, aperçue de nos fenêtres. Un fameux changement pour les citadins que nous étions restés malgré près de vingt années passées dans ce Brabant Wallon qui n’est au fond que la grande banlieue verte de Bruxelles. On nous a traité de fous et sans doute l’étions-nous. Nous rêvions de retraite paisible dans un environnement apaisant, loin des nuisances de la ville, proche de notre fille qui espérait un enfant et de Maman qui habitait un studio dans la même maison qu’elle. Pour ce faire, il fallait accueillir Belle-Maman, vieillissante et malade que nous ne pouvions laisser seule à cent kilomètres de chez nous.

Au début, tout s’est bien passé : la construction, sans gros problème et dans les temps ; l’installation, à notre aise afin de ne pas solliciter exagérément nos organismes de sexygénaires (six mois ont été nécessaires pour que tout soit parfaitement à sa place) ; l’arrivée de Belle-Maman et la mise en place de soins à domicile efficaces et rassurants, la joie de Petit Loup lorsqu’il venait « à la campagne »… Bref, notre projet tenait ses promesses.

Et puis, subrepticement, les choses ont commencé à se déglinguer. Un amaigrissement, rapide, auquel on ne fait pas attention, une fatigue persistante que l’on met sur le compte de la présence de Belle-Maman de plus en plus faible, de plus en plus dépendante. Elle va mourir, nous le savons, nous espérons que cela se passera le plus doucement, le moins douloureusement possible. C’est ce qui se passe. Une semaine plus tard, j’écris ici-même « Après des semaines sous tension, nous voilà donc en phase d’atterrissage dans un état d’épuisement physique et moral que nous n’imaginions pas. Il va falloir penser à nous maintenant. Ceux qui nous aiment le disent et le répètent ». Et j’évoque une petite escapade en amoureux pour nous rebooster le corps et l’esprit. Elle n’aura jamais lieu, car un mois très précisément après le décès de sa maman, le diagnostic tombe pour mon mari : cancer du foie.

Une grosse tumeur de 9 cm. Inopérable, nous l’apprenons très vite. C’est rare. Le cancer du foie est exceptionnellement primaire, souvent secondaire, conséquence de métastases d’un autre cancer proche. Rien de tel ici. Il est condamné, à court terme. Un an, deux au plus. Il tiendra quatre mois et demi.

Nous n’avons rien vu venir. Comme nous n’avons pas vu venir le deuxième coup de poing qui nous met KO après le premier diagnostic : Maman aussi souffre d’un cancer. Du côlon. Ses malaises à elle, nous les avons mis sur le compte de l’âge : 93 ans. Jusque là d’une vivacité d’esprit, d’un dynamisme éblouissants, elle semblait partie pour battre le record de sa sœur, 101 ans, et de sa cousine, 102. On l’opère, elle s’en sort, amaigrie mais presque semblable à elle-même. Même la chimio et ses inévitables malaises n’entament pas sa volonté de vivre, de se remettre, de se remettre à écrire. Chacun s’émerveille de sa résistance physique et morale, même quand il devient clair qu’elle ne pourra retourner chez sa petite-fille car elle nécessite désormais des soins et une surveillance constants. Son courage et sa bienveillante indulgence favorisent l’adaptation rapide à la maison de repos. Elle tiendra quatorze mois et mourra presque jour pour jour un an après mon amour.

Dans l’intervalle, la famille s’est encore réduite, celui qu’on nommera « pièce rapportée » ayant courageusement pris ses cliques et ses claques face à tant de vents contraires. Exit, les perspectives d’enfant. Et la vente de la grande maison où Maman avait trouvé refuge se profile à l’horizon.

Non, je ne veux pas faire pleurer dans les chaumières. Dans le monde, très loin ou tout près, d’autres drames anéantissent des hommes, des femmes, des enfants, de façon autrement plus violente et injuste. En fait, jusqu’ici, nous avions eu beaucoup de chance : des couples solides, des métiers passionnants, des enfants en bonne santé… Faut-il toujours payer sa dette envers le bonheur ? Je ne peux m’empêcher de me poser la question. En trois ans, tous nos rêves, tous mes rêves, ont été réduits à néant et je me retrouve seule, désoeuvrée, dans une trop grande, trop belle maison, quand tant d’autres cherchent désespérément un toit. Il doit sans doute y avoir moyen de combler ce déséquilibre, mais auparavant il me faut retrouver mes marques autrement, réorganiser ma vie « sans », sans lui, sans elle, sans nos réunions de famille qui me réchauffaient à chaque fois le cœur… Nous allons tous un peu à vau-l’eau pour l’instant et j’ai beau savoir que c’est sans doute normal, je ne peux m’empêcher d’enrager, de trépigner, d’aspirer goûlement au printemps et aux éclaircies dans le ciel grisâtre de nos vies balottées par les vents contraires. Parce que sombrer serait la pire des réponses.

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09 mars 2018

Pour rien

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Pour rien.

Parce que j'ai aimé cet instant fugace d'un coucher rougeoyant de soleil sur la neige

à un moment où l'horizon s'assombrissait définitivement. 

Parce que c'était fragile, parce que c'était lumineux, inutile.

Et beau.

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06 mars 2018

Un monsieur bien sous tout rapport

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 La légende familiale racontait que mon arrière-arrière-grand-père Jean Simon s’était marié trois fois et la troisième avec sa « servante ». Parfois, il était également dit sa « gouvernante ». Dans les deux cas, le terme indiquait un certain niveau social. Et, de fait, il fut le premier de la lignée à n’être non pas artisan, comme tous les ancêtres que j’ai retrouvés avant lui, mais bien employé à la Ville de Liège, avant de devenir directeur de l’octroi, c’est-à-dire d’un département des douanes. L’ascenseur social avait magnifiquement fonctionné pour lui.

On ne peut pas en dire autant de sa vie privée qui fut plus que dramatique. Sa première épouse, Joséphine, mourut à trente ans à peine à la naissance de son quatrième enfant. La deuxième, Hubertine, décéda à 25 ans pour une raison qui me restera sans doute inconnue moins de deux mois après son mariage. Enfin, Anne, avec qui il vécut quand même 17 ans, réussit elle aussi à disparaître avant lui, à quarante-cinq ans. Un record ! Dans l’intervalle, elle lui avait donné trois enfants, mais celui du milieu semble être mort en bas âge car Maman n’en avait jamais entendu parler, alors qu’Elise, la dernière des trois, était sa marraine. A moins qu’une mésentente n’ait entraîné une exclusion familiale menant à l’oubli ? Quoi qu’il en soit, je n’ai pas retrouvé l’acte de décès de cet enfant du milieu.

Mon propos n’est pourtant pas de rappeler ces événements que j’ai déjà évoqués ici à plusieurs reprises au gré de mes découvertes, mais bien de complèter le portrait de cet arrière-arrière-grand-père à l’histoire et à la personnalité hors norme. Ce n’est en effet que tout récemment que j’ai mis la main sur l’acte de ce troisième mariage, dont j’ignorais jusque-là la date. Et quelle ne fut pas ma surprise de constater qu’Edmond, le premier fils du couple, naquit un mois et demi seulement après ce mariage.

Bon, d’accord, c’est assez courant dans nombre de généalogies, mais dans le climat actuel de #balance ton porc et autre #me too, je ne peux m’empêcher de songer que, même s’il n’y eut pas violence, nous nous trouvons quand même là face à une relation de pouvoir d’un monsieur de 45 ans bien sous tous rapports sur une jeune femme de 27 ans d’origine modeste (son père est journalier) qui emploie ses services, sans doute pour gérer sa maison et élever les trois enfants du premier lit, âgés de 13, 11 et 9 ans au moment du mariage. L’a-t-il forcée ? A-t-elle vu la bonne affaire et l’a-t-elle séduite ? Se sont-ils plus simplement trouvés, appréciés, aimés ? Nous n’en saurons rien. Quoi qu’il en soit, des trois enfants de ce troisième couple, si Modeste a disparu des radars, si Elise ne s’est jamais mariée et eut une vie un peu triste sur laquelle je reviendrai sans doute un jour, l’aîné, Edmond, lui, fut à l’origine d’une grande et belle famille, dont, j’imagine, beaucoup de descendants poursuivent aujourd’hui la lignée. Une photo prise en 1925 à l’occasion de ses cinquante ans de mariage avec Gérardine, son épouse néerlandaise, en témoigne. 

Alors, ce troisième mariage, même un peu "ambigu", mérite-t-il qu'on "balance" Jean Simon ?

Englebert Famille Edmond

04 mars 2018

La grippe

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La grippe a frappé à ma porte

Je ne l'ai pas laissée entrer

La grippe a enfoncé ma porte

Je n'ai pas pu lui résister

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27 février 2018

Moscou-Paris

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08 février 2018

Il neigeait ce matin-là...

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Il faisait froid sur la terre et dans nos coeurs.

Or le ciel avait voulu se mettre au diapason de notre douleur, 

mais plutôt que la grisaille,

c'est la splendeur immaculée des paysages traversés

qu'il a offert à Maman pour son dernier voyage.

De cette beauté glacée, elle aurait fait un poème émerveillé. 

Je ne suis pas poète. Je remercie seulement le ciel

pour cette ultime attention.

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Je remercie aussi du fond du coeur

tous ceux, toutes celles qui ont témoigné sur cette page

l'admiration et la tendresse que ses mots avaient fait naître dans leur coeur.

Ils nous ont profondément touchés mes enfants et moi 

et bien sûr notre Petit Loup, qui a si bien lu, lors de l'adieu,

un extrait du poème qu'elle lui avait dédié à sa naissance.

"Je t'offre ce que j'ai, un peu d'imaginaire

Où les fées au printemps vont danser dans les bois.

Cette poussière d'or qu'on garde au bout des doigts

Cache-la dans ton coeur pour les jours ordinaires"

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