Journal d'une mamy-boomer

08 février 2018

Il neigeait ce matin-là...

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Il faisait froid sur la terre et dans nos coeurs.

Or le ciel avait voulu se mettre au diapason de notre douleur, 

mais plutôt que la grisaille,

c'est la splendeur immaculée des paysages traversés

qu'il a offert à Maman pour son dernier voyage.

De cette beauté glacée, elle aurait fait un poème émerveillé. 

Je ne suis pas poète. Je remercie seulement le ciel

pour cette ultime attention.

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Je remercie aussi du fond du coeur

tous ceux, toutes celles qui ont témoigné sur cette page

l'admiration et la tendresse que ses mots avaient fait naître dans leur coeur.

Ils nous ont profondément touchés mes enfants et moi 

et bien sûr notre Petit Loup, qui a si bien lu, lors de l'adieu,

un extrait du poème qu'elle lui avait dédié à sa naissance.

"Je t'offre ce que j'ai, un peu d'imaginaire

Où les fées au printemps vont danser dans les bois.

Cette poussière d'or qu'on garde au bout des doigts

Cache-la dans ton coeur pour les jours ordinaires"

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02 février 2018

Maman est partie ce matin

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Petit matin frisquet

Envol

Soudain le monde semble vide

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01 février 2018

Petit matin

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24 janvier 2018

Au couchant du jour

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11 janvier 2018

Douce année 2018 !

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Le temps passe, une année s'est close, une autre s'aventure à faire ses premiers pas.

Dans la maison, le temps semble figé, les aiguilles grignottent le cadran,

mais l'heure est aux souvenirs d'un autre hiver. Celui où tu es parti.

Bientôt un an et c'est le même ciel bas, le même chemin obscur, la même peur...

Car cet hiver-ci sera sans doute celui où elle partira.

Alors nous resterons, hébétés, meurtris, à écouter le tic tac du vieux réveil,

qui bat la mesure de nos vie

"et puis qui nous attend" chante le grand Jacques.

Que l'année 2018 vous soit douce !

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23 décembre 2017

Soyez en paix, soyez heureux !

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Pardon pour ce si long silence 

et

Joyeux Noël à tous!

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23 août 2017

Cet été…

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Il a sept ans et demi. Cet été, il a sauté dans les vagues et construit des châteaux de sable sur une plage de la mer du Nord, il s’est mué en chevalier dans un château-fort ardennais, il a adoré le bébé panda de Pairi Daiza, frémi devant les ours de Thoiry et s’est amusé comme un fou face aux dinosaures animés. Il a mis ses pas dans ceux du Roi Soleil à Versailles, il a admiré les nymphéas chez Monet et s’est passionné pour les tableaux fauves d’Henri Manguin au Musée des Impressionnismes. Il a plongé dans une piscine turque, fait du vélo à Bruxelles, du bateau-mouche à Paris, de l’hélicoptère au dessus de Manhattan, de la trottinette à Central Park. "Comme dans Tintin", il a assisté à une éclipse, mais il ne connaissait pas « Le Petit Poucet ». Alors, je le lui ai raconté et, comme tous les enfants de son âge, il a été fasciné par l’ogre et ses bottes de sept lieues. Et j’ai dû raconter encore une fois. 

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22 juin 2017

L’ère de la routine

Le pire, c’est qu’on s’habitue.

Je le pensais, ce matin, en me souvenant qu’hier, ici même, je m’amusais des petits avantages et gros inconvénients d’accumuler les ans aux ans, sans évoquer l’attentat qui aurait pu endeuiller une fois de plus la capitale. Alors, bien sûr, il a raté, cet attentat et le seul mort à ne pas déplorer est le kamikaze himself, tué par un militaire auquel il s’attaquait. Mais tout de même, on a risqué gros ! On sait en effet désormais que l’homme a traversé une bonne partie de la ville en métro et que l’instabilité du produit utilisé aurait pu le faire sauter à n’importe quel moment de son périple. Alors, pourquoi presqu’aucune réaction sur les réseaux sociaux ? Aucun drapeau belge ou européen ? Aucun Tintin, aucun Mannekenpis pour une fois soulagé (c’est le cas de le dire !) ? Aucun « Je suis Bruxelles » ?

On s’habitue, je l’ai dit. Juste avant, il y a eu Manchester et Londres et Paris. Plusieurs fois. Nous sommes entrés dans l’ère de la routine. C’est terrifiant et, en même temps, peut-être salutaire. On a intégré la menace et on continue à vivre, presque comme avant, avec juste, de temps à autre, dans les lieux bondés, une pointe d’appréhension et puis, tout de suite après, ce fatalisme, ce comportement un rien provoc’ qui nous fait y aller quand même dans les gares, dans le métro, à l’aéroport ou dans les festivals d’été. Parce qu’il faut bien continuer à vivre. Sinon, ils auraient gagné, non ?

Avec son coup de marqueur toujours aussi drôle, efficace et cruel (cynique, quoi !), Pierre Kroll l’exprimait très bien ce matin dans « Le Soir ».

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21 juin 2017

Brèves de sexa

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(couverture du supplément gratuit à "La Libre" de juin 2017)  

Avoir soixante ans et des poussières (un bon gros tas qui n’en finit pas de grossir !), c’est avoir le droit de :

- recevoir sollicitations et conseils illustrés de photos de fringants quinquagénaires aux sourires Pepsodent et aux somptueuses chevelures de neige assorties à leurs tenues de lin blanc, baignant dans la félicité de la super forme entretenue à grands coups de salles de sports et de vacances perpétuelles au soleil ou à l’air vivifiant de la mer. J’ai depuis toujours des canines de vampire, les cheveux immuablement bruns, fins et raides, j’adore les tenues colorées et je n’ai jamais aimé le sport. C’est grave, Docteur ?

- circuler en train d’un bout à l’autre de la Belgique, aller-retour, pour 6,3 €. En vrai, aucun senior ne se tape Ostende-Arlon aller-retour sur la même journée. Cela signifierait avoir juste le temps de changer de quai à l’arrivée. Mais, bon, savoir que c’est possible, ç’est se donner l’illusion que les petites retraites sont vraiment prises en considération par les pouvoirs publics et ça, ça fait du bien.

- employer une aide ménagère « sociale », qui a reçu une formation spéciale pour récurer chez les seniors, les aînés, les personnes âgées, les petits vieux, les vieux schnocks comme moi. Parce que c’est fragile les vieux schnocks : il faut savoir comment les prendre, passer sur leurs petites manies, les écouter sans s’impatienter évoquer des souvenirs d’un temps que les moins de cinquante ans ne peuvent pas connaître, prendre des nouvelles de leur (toute) petite famille, compatir aux maux de l’âge et même les encourager à consulter si on ne leur trouve pas bonne mine ou observe des pertes de mémoire vraiment inquiétantes. C’est curieux, hier encore j’avais vingt ans, enfin trente, quarante peut-être… Vous êtes vraiment certain que j’en ai… combien au fait ? 

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12 juin 2017

Un bébé en nourrice

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Les Saints des Derniers Jours (et Jésus par la même occasion) devaient être avec moi car, sitôt dénichées sur le site Familysearch de leur Eglise les lieux et dates de décès de mes arrière-arrière-grands-parents, voilà-t-y pas qu’une nouvelle info s’affiche lorsque je tape pour la xième fois depuis trois ans le nom de mon arrière-grand-mère Augustine Elisa DELFOSSE : selon le recensement, en 1906 elle habite Anzin (Nord) avec sa fille Augusta et… Rodolphe ENGLEBERT, qualifié de « nourrisson, belge, deux ans, né à Bruxelles en 1904 ».

Là, comme ça, l’info peut paraître banale, éventuellement un peu curieuse, mais je peux vous dire qu’il s’agit en réalité d’un véritable coup de tonnerre. Car le petit Rodolphe n’a strictement aucun lien de sang avec mon arrière-grand-mère DELFOSSE, épouse MALVOISIN : il est le fils naturel de ma grand-tante Florence, sœur de mon grand-père Victor ENGLEBERT récemment marié à ma grand-mère Marthe MALVOISIN, l’une des cinq filles d’Augustine. Autrement dit, mon arrière-grand-mère française élève dans les corons d'Anzin le neveu de son beau-fils belge.

Je ne sais si vous suivez. C’est complexe. Inattendu. Surprenant. Et puis, réflexion faite, pas tant que cela, au fond ! Mon étude minutieuse du recensement de 1906 à Valenciennes (près de mille pages !!!) m’a déjà appris que la maman du bambin, Florence ENGLEBERT, y est à l’époque servante chez un avocat. C’est cela la véritable incongruité. Pourquoi ma grand-tante s’est-elle installée à Valenciennes ? Son frère, mon grand-père, y travaillait depuis quelques années comme représentant de commerce. Soit ! Mais elle ? Pourquoi l’a-t-elle rejoint ? Et puis, en relisant attentivement l’acte de mariage de mes grands-parents, je constate que la mère de mon grand-père (et donc de Florence) habitait également Valenciennes en 1904. Pourquoi ? Sans doute parce que, sans profession, c’est lui qui subvenait à ses besoins. J'imagine que, ayant accouché à Bruxelles de son petit garçon sans père, sa sœur Florence a ensuite rejoint son frère et sa mère dans le Nord de la France, mais que, lorsqu’il se marie, mon grand-père ne peut prendre en charge à la fois sa jeune épouse, sa mère, sa sœur et le bébé de celle-ci. Florence doit donc trouver du boulot. La voilà servante dans une bonne maison. Mais qui s’occupera du bébé ? J’ignore pourquoi ce n’est pas sa mère, ce qui eut été logique. Quoi qu’il en soit, le voilà confié à la belle-mère française de son oncle Victor. J’imagine que la jeune mère allait voir son fils à Anzin, banlieue minière proche de Valenciennes, durant ses rares jours de congé. Dure, dure, la vie des « filles mères » !

Combien de temps cet arrangement dura-t-il ? Impossible à dire. Je sais seulement que mes grands-parents (et mon arrière-grand-mère ENGLEBERT) étaient de retour à Liège en 1907, à la naissance de leur fille aînée. Florence les suivit-elle ? Je le suppose puisqu’elle ne tarderait pas à épouser un certain Joseph DELAHAUT, de Tilff, qui élèverait le petit Rodolphe comme son fils. L’histoire finit donc mieux qu'elle n'avait commencé.