Journal d'une mamy-boomer

08 janvier 2019

Et si on essayait le bonheur ?

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Je rentre de Normandie où j'ai passé les premiers jours de l'année au grand air de l'Atlantique, entre plages du Débarquement et pittoresques villages du Cotentin. Je reviens gonflée d'une énergie nouvelle, tant par les balades sur le sable que par la confrontation avec une histoire atrocement douloureuse dont nous sommes les bénéficiaires trop souvent inconscients. Enfants gâtés des Trente Glorieuses et du troisième millénaire, nous nous plaignons en effet beaucoup, alors même que nous avons grandi en temps de paix, de prospérité et de progrès à bien des points de vue, y compris économiques, quoi qu'on en dise. Aujourd'hui, les authentiques points noirs restent l'inégalité des chances entre populations du Sud et du Nord, la montée des extrémismes, ainsi que la question environnementale, qui dépend entièrement de nous.

Alors, en ce début d'année sombre, frisquet et pluvieux comme la plupart des débuts d'année, j'aimerais balayer la morosité ambiante d'un revers de la main ou, plutôt d'un retournement d'état d'esprit. « Et si on essayait d’être heureux, ne serait-ce que pour donner l’exemple » disait Jacques Prévert. J'ai repensé à cette phrase en découvrant sa tombe un peu par hasard dans le minuscule village battus par les vagues et les vents d'Omonville-la-petite, où il s'éteignit en 1977. Après des mois de galères, je me suis promise de la mettre en pratique. Sans garantie de résultat. Mais au moins aurai-je essayé. N'est-ce pas le plus important ?

Et vous non plus n'oubliez pas d'être heureux !

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25 décembre 2018

Des hommes de bonne volonté

Parce que ce fut d'abord, il y a plus de deux mille ans, la fête d'un couple comme beaucoup d'autres, d'un homme, d'une femme et du fruit de leurs entrailles, Noël est et reste la fête familiale par excellence.

On n'est pas obligé d'être croyant pour adhérer à la symbolique, tant est forte, porteuse de sens, l'image du petit enfant de la crèche à qui les bergers des environs s'en viennent porter quelque nourriture qui aidera ses parents à survivre dans leur précaire condition.

Le Père Noël préféré au Jésus de la crèche, la neige immaculée des images d'Epinal et les dérives commerciales des cinquantes dernières années n'ont pas réussi à balayer le symbole, tant est forte au coeur des hommes l'aspiration à la solidarité, à l'amour et la paix, annoncés par la venue au monde de ce nouveau-né démuni de tout.

J'espère donc du fond du coeur que chacun, qu'il soit enfant ou parent, prince en son palais ou SDF, grand patron ou gilet jaune, européen ou migrant, chétien ou non, que chacun, dis-je, a pu vivre, en ces sombres jours de décembre, une fête véritablement chaleureuse. J'espère que les mesquineries ont été balayées d'une main tendue. J'espère que les chagrins et les peurs ont pu laisser place au plaisir d'être ensemble et de partager. J'espère surtout que les hommes de bonne volonté n'ont pas dit leur dernier mot.

Et je souhaite à tous un très joyeux Noël !

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(La crèche de mon quartier, réalisée par des voisins aussi habiles que généreux)

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30 novembre 2018

Rencontre

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Traits fins, regard pensif, la jeune fille s’était parée pour celui qui sculpterait son image dans le bois tendre. Elle avait tressé ses cheveux, creusé sa taille, choisi avec soin la robe qui soulignait sa gorge blanche et tandis qu’il la détaillait en songeant que, décidément, elle était ravissante cette jouvencelle dont le père lui demandait d’immortaliser l’image, elle rêvait. Elle rêvait au preux chevalier ou au prince charmant, car on était encore en ces temps où avaient cours les chevaliers et les princes, au demeurant charmants ou non. Elle espérait ardemment qu’il se présenterait bientôt, car le mariage approchait à grands pas. Elle suppliait le ciel qu’il soit beau et suffisamment preux pour l’emporter loin, à la barbe de son père et de ce seigneur bougon à qui il l’avait promise. Il lui arrivait aussi de désespérer.

Qu’en fut-il ? Elle était belle. Elle fut sûrement admirée, sans doute aimée. Peut-être même fut-elle heureuse. Nous ne le saurons pas. Les siècles ont passé. Son corps s’est dissous dans la terre et son image même a subi les outrages du temps, mais l’inéluctable gangrène qui balafre désormais son visage ne parvient à altérer ni sa beauté ni la rêverie qui nimbe toujours son regard. 

J’ai croisé la belle dame l’autre jour. Elle m’a parlé du temps qui passe, de la vieillesse qui s’en vient, des espoirs déçus, des rêves qu’on abandonne et de ceux qui persistent malgré tout. Elle m’a dit la souffrance d’avoir vécu en des temps peu propices aux aspirations des femmes, je lui ai dit les combats gagnés et les territoires qu’il reste à conquérir. Elle a souri. Nous  nous sommes comprises.

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27 novembre 2018

L'autre pays du fromage

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Pas facile de trier les papiers de famille ! Tant de souvenirs, tant de nostalgie ! Les photos ne restituent que des moments heureux à jamais enfuis, quant aux documents officiels, fiches de paie ou contrats d'assurance désormais obsolètes, ils ne font que souligner l'absence. 

J'ai quand même déniché quelques photos qui m'ont fait sourire. Elles datent du début des années 60. Lorraine, alors journaliste, et mon père qui l'accompagnait en tant que photographe, ont passé quelques jours aux Pays-Bas, notamment pour rendre compte de la façon dont les Néerlandais gagnaient des terres sur la mer en réalisant des polders au sein de l'Ijsselmeer. Au passage, ils avaient découvert la petite ville d'Alkmaar, mondialement connue pour son marché aux fromages qui se déroule encore toujours comme au XIVe siècle du premier vendredi d'avril au premier vendredi de septembre. Or, comme le précise Wikipédia, "ce n'est pas seulement du folklore puisque des vrais acheteurs viennent négocier le fromage aux producteurs".  

Malheureusement, il ne reste que les photos non publiées à l'époque et, donc, pas de vue du portage des brancarts chargés de roues de fromage qui font la réputation de la ville. Par contre, deux photos plus personnelles témoignent que notre journaliste de choc vivait pleinement sa découverte du pays.

Mais voyez plutôt !

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A Alkmaar, le costume traditionnel restait prisé dans les années 60

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La pesée des roues de fromage

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Le fameux marché d'Alkmaar : les porteurs pas encore prêts au départ

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Quand Lorraine se sent l'âme hollandaise... 

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... au point de prendre la barre sur l'Ijsselmeer

(dont, pour la petite histoire, l'heure d'avant, elle redoutait la houle)

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15 novembre 2018

Splendeurs d'automne

 

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Il pleuvait. Enfin. Mais sous l'averse, l'été jouait les prolongations et l'air restait doux. Alors, en sortant de l'exposition, Petit Loup et moi avons marché jusqu'à l'étang où les gouttes s'amusaient à faire des ronds dans l'eau. Nous avons observé les canards affairés et savouré cet étrange silence mouillé à deux pas de la grande ville, si proche, si lointaine pourtant qu'elle nous devenait soudain étrangère lovés que nous étions dans la splendeur de la forêt automnale. Des feuilles d'or tourbillonnaient dans le vent et j'ai pensé à Klimt. L'instant était magique. Rare. Précieux.

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09 novembre 2018

Un siècle déjà ?


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Je sais, j’ai déjà longuement évoqué mon grand-oncle Rodolphe ENGLEBERT, officier de cavalerie, mort sur le front de l’Yser le 9 octobre 1918 : c’était le frère préféré de mon grand-père maternel, c’est le héros de la famille. Mais alors que nous célébrons le centième anniversaire de l’Armistice, je ne pouvais faire l’impasse d’un nouvel hommage à celui qui, ancien lieutenant de cavalerie retourné à la vie civile, s’était engagé comme volontaire dès les premiers jours de l’invasion de la Belgique par les troupes allemandes.

Son dossier militaire résume ses quatre dernières années en bien peu de mots : 

-       11/08/1914 : rentré sous les armes pour le corps des volontaires au 14erégiment de ligne

-      1915 : lieutenant de réserve

-      1916 : fait fonction de commandant de troupes d’étapes à Furnes

-      30/06/1917 : capitaine en second de réserve 

-      19/11/1917 : congé sans solde de 3 mois 

-      16/02/1918 : repris à la solde  

-      03/10/1918 : blessé grièvement près de Roulers 

-      05/10/1918 : rapport médical de l’hôpital d’Hoogstaede : « traversée du thorax droit avec fractures de côtes multiples » 

-      09/10/1918 : mort des suites de ses blessures 

-      22/01/1919 : Croix de guerre avec palme 

-      29/08/1919 : Médaille de la Victoire 

-      10/06/1920 : Croix de Chevalier de l’Ordre de Léopold avec palme 

-       08/04/1838 : Croix de Feu 

C’est terriblement peu pour dire l’enfer des tranchées, le vacarme des bombes, le froid, la faim, la peur et les rats, les camarades morts sous vos yeux, les gaz, la puanteur, le désespoir… Pierre Lemaître a admirablement décrit, dans « Au revoir là haut », l’horreur des combats, l’agonie des blessés dans les trous d’obus, les « gueules cassées. C’étaient des hommes jeunes, des fils, des pères, fauchés dans leur bel âge, qui laissèrent d’innombrables veuves et orphelins. L’Histoire ne s’en remit pas.

Lieux communs, certes, mais cent ans plus tard, alors que, dans les familles ont disparu les derniers témoins susceptibles de se souvenir et de raconter, il me semble essentiel de rendre hommage au courage de tous ces garçons à peine sortis de l’adolescence, ces jeunes gens amoureux, ces maris, ces pères dans la force de l’âge, qui rencontrèrent la mort au détour d’un obus ou de la baillonnette d’un autre garçon, d’un autre mari, d’un autre père, qui leur ressemblait. 

Pas une famille ne fut épargnée. C’est pourquoi, en plus de Rodolphe, je veux me souvenir que, du côté paternel, même s’ils en réchapèrent, mes petit-cousins Gérard, Lucien, Julien et Romain BUTTIENS participèrent également aux combats, tout comme mon grand-oncle Maurice BLOMME qui était le parrain de mon père. De même, le grand-père de mon mari qui ne revit jamais son épouse allemande, contrainte de retourner dans son pays où elle mourut du typhus. 

Cette guerre terrifiante fit le lit de la suivante qui ne le fut pas moins. Dans nos régions, nous vivons en paix depuis plus de 73 ans. Ce n’est pas le cas ailleurs, loin s'en faut. Ne l'oublions pas.

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Mes quatre petits-cousins, les frères BUTTIENS

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 Maurice BLOMME et l'un des quatre BUTTIENS, à Dieppe, le jour de l'Armistice

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Hommage de la Patrie à l'un des arrière-grands-pères paternels de mes enfants

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02 novembre 2018

Neuf mois plus tard...

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En m'attelant enfin au tri des papiers et autres document de Lorraine, je découvre cette photo datée de 1949, que je ne connaissais pas (ou que j'avais oubliée), qui la montre avec ma grand-mère au sommet d'une dune de Wenduine (Côte belge). Je n'étais pas encore née mais ne tarderais plus. En ce "Jour des morts", très précisément neuf mois après son décès, cette trouvaille me touche en plein coeur. Et parce que je la trouve très belle, je souhaitais vous la partager. 

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07 septembre 2018

Un été pesant

Chamborg - Ben

L'été a été long. Il a été rude. Trop rude. Pour la terre, les animaux et les humains. Pour les miens. Pour moi.

Dans la canicule qui accable et affaiblit, il a fallu tenir, prendre la mesure de ses limites, de ses faiblesses, de sa patience mise à rude épreuve. Il a fallu espérer et parfois désespérér pour continuer d'avancer. Il a fallu une fois de plus faire bloc.

Puis, petit à petit, dans les corps, dans la tête meurtrie, dans les coeurs affolés, les blessures ont commencé à cicatriser, lentement, si lentement. Deux longs mois chauds, pendant lesquels nous nous sommes traînés, navigant entre Bruxelles qui étouffait et la province brûlée.

Deux longs mois de silence et de lutte qui se sont heureusement clôturés par une petite semaine de vacances, tous ensemble, en Sologne, à deux tours de roue des châteaux de la Loire.

Ce fut court et ce fut bon. Petit Loup ne boitait plus, Grand Loup ne souffrait (presque) plus ni de la mâchoire ni de la tête ni du manque de concentration mais la mémoire des faits n'est pas revenue.

Ce fut fatiguant parce que nous ne sommes pas encore très vaillants physiquement. Puis ce fut la rentrée. La boucle est bouclée. Un été est passé, pesant, presqu'immobile. Allons, il est temps de se remettre en marche ! 

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01 juillet 2018

Série noire

Ces derniers temps, l'histoire familiale montre une fâcheuse tendance à bégayer. Les adeptes de psychogénéalogie et des constellations familiales y verraient sans doute l'influence sur mes contemporains de traumatismes subis par nos ancêtres. Je crois davantage au hasard. Un hasard, dont je me passerais volontiers.

En 1947, alors qu'il courait pour attraper son tram, mon père, alors jeune marié, fut renversé par une voiture. Diagnostic : fracture du crâne. Il resta douze jours dans le coma entre la vie et la mort et c'est l'hémorragie cérébrale qui libéra la pression sous la calotte crânienne qui le sauva. Il s'en sortit sans autre séquelle qu'une tendance aux maux de tête et une relative difficulté de mémorisation. 

Lundi dernier, mon fils, qui roulait à vélo sans casque, passa par dessus le capot d'une voiture. Diagnostic : double fracture du crâne avec oedème cérébral. Mais cette fois pas de coma : s'il perdit connaissance, il se réveilla dans l'ambulance avec une  amnésie totale des circonstances de l'accident. Il n'empêche, la neurologue me l'a confié : "pour le même prix, il était mort ou hémiplégique". Nous attendons que l'oedème se résorbe mais il ne devrait pas conserver de séquelle. Pour l'heure : repos absolu un mois au moins.

Or, dans le même temps, alors qu'il devait venir s'installer chez moi ce dimanche pour suivre un stage "forêt" durant sa première semaine de vacances, Petit Loup, qui jouait au foot (c'est de saison !) dans la cour de l'école, s'est foulé la cheville avec fêlure du cartilage de croissance. Verdict : trois semaines de plâtre.

Il faut savoir que les foulures et fractures des membres inférieurs sont une véritable spécialité familiale. Louve Chérie, en particulier, la marraine dudit Petit Loup, s'en est fait une spécialité dès l'âge ds six ans. J'ai un jour compté qu'au total elle a passé près de neuf mois avec l'un ou l'autre pied dans le plâtre. Et son frère, le papa de Petit Loup donc, est à peine en reste, même s'il a débuté un peu plus tardivement sa carrière de grand éclopé. Les derniers "incidents" du genre étaient une entorse chez Louve Chérie il y a quelques mois et la déchirure du tendon d'Achille il y a quatre ans chez Grand Loup. Curieusement, moi, je ne me suis jamais rien cassé/déchiré/foulé. Quant à Papiloup, à part sa triple fracture de l'humérus il y a six ans, il s'était un jour brisé le petit orteil en butant contre le pied métallique d'une chaise. On ne peut pas à proprement parler d'habitude.

Alors non, je ne me plains pas mais, après les mois passés à fréquenter les hôpitaux et maison de retraite, alors que les vacances pointent le nez et que l'été s'installe, j'espérais avoir enfin l'occasion d'en profiter pleinement avec ceux qu'il me reste (ils ne sont pas nombreux). Las. Nos projets sont compromis et j'ai juste envie de criez "Assez !".

A propos, nous envisageons sérieusement la publication d'un guide des services d'urgence et autres soins intensifs/palliatifs bruxellois et wallon. 

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Mes deux éclopés, ce printemps, lorsqu'ils se croyaient encore invincibles

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24 juin 2018

Silence d'été

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L’après-midi repose et le vent somnolent

Pareil à l’éventail agite quelques tiges

Des épis, des rosiers, le jet d’eau transparent

Et la cime des bois en son lointain prestige 

 

En cet après-midi gorgé de souvenance

Le silence d’été me rappelle l’azur

D’anciens instants heureux qui parlent de l’enfance.

Les pétunias pourprés escaladent le mur. 

 

L’après-midi s’étire et un oiseau menu

Tout en haut du sapin sifflote une romance

Rien ne bouge et le soir comme un refrain connu

S’en vient à pas feutrés psalmodier le silence

 

LORRAINE

 

Comme tant d'autres, ce poème qui célèbre l'été figure dans le recueil "Le cahier du soir" de Lorraine, que vous pouvez vous procurer auprès de des éditions "The BookEdition" (12 € + frais de port) dans la collection des "Anthologies Ephémères" dont tous les bénéfices sont reversés à l'association "Rêves" qui réalise les voeux d'enfants gravement malades.

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