Parce que ce fut d'abord, il y a plus de deux mille ans, la fête d'un couple comme beaucoup d'autres, d'un homme, d'une femme et du fruit de leurs entrailles, Noël est et reste la fête familiale par excellence.

On n'est pas obligé d'être croyant pour adhérer à la symbolique, tant est forte, porteuse de sens, l'image du petit enfant de la crèche à qui les bergers des environs s'en viennent porter quelque nourriture qui aidera ses parents à survivre dans leur précaire condition.

Le Père Noël préféré au Jésus de la crèche, la neige immaculée des images d'Epinal et les dérives commerciales des cinquantes dernières années n'ont pas réussi à balayer le symbole, tant est forte au coeur des hommes l'aspiration à la solidarité, à l'amour et la paix, annoncés par la venue au monde de ce nouveau-né démuni de tout.

J'espère donc du fond du coeur que chacun, qu'il soit enfant ou parent, prince en son palais ou SDF, grand patron ou gilet jaune, européen ou migrant, chétien ou non, que chacun, dis-je, a pu vivre, en ces sombres jours de décembre, une fête véritablement chaleureuse. J'espère que les mesquineries ont été balayées d'une main tendue. J'espère que les chagrins et les peurs ont pu laisser place au plaisir d'être ensemble et de partager. J'espère surtout que les hommes de bonne volonté n'ont pas dit leur dernier mot.

Et je souhaite à tous un très joyeux Noël !

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(La crèche de mon quartier, réalisée par des voisins aussi habiles que généreux)