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Vendredi, j'ai mené ce qui sera sans doute la dernière interwiew de ma carrière. Je termine en beauté : mon interlocuteur était un député européen que des études fort sérieuses placent dans le top 20 des eurodéputés les plus influents. Un agenda involontaire a voulu que cette rencontre au Parlement européen ait lieu le jour même où le Parlement wallon donnait enfin son feu vert à la signature du fameux CETA, ce traité économique entre le Canada et l'Union européenne, qui a fait couler tellement d'encre ces jours derniers et nous a permis de jouer, pour une fois sur la scène internationale, l'un de ces psychodrames belgo-belges dont nous avons le secret. Mais nous n'étions pas là pour parler CETA. De notre rencontre, qui portait sur les préoccupations sociales de l'Europe, je retiendrai notamment que mon hôte a conclu : "Ce n'est pas parce que beaucoup de gens un peu partout en Europe ne sont plus fédéralistes européens aujourd'hui que je vais cesser d'être fédéraliste européen. S'ils redeviennent nationalistes, je ne vais pas devenir nationaliste. Je sais ce que c'est le nationalisme. Mon village a été détruit et ma famille décimée durant la bataille des Ardennes en décembre 1944". Il n'a pas évoqué son père, fusillé par des troupes irrégulières de l'armée allemande.

Je ne voulais pas spécialement vous parler politique, internationale ou autre, mais beaucoup plus simplement évoquer quelques lieux de la capitale européenne où se prennent des décisions qui ont pas mal d'impact sur nos vie quotidiennes. Un quartier aux bâtiments gigantesques, d'un futurisme totalement dépassé, plus ou moins esthétiques et globalement très froids, que j'ai peu fréquenté et que je (re)découvrais l'autre jour avec un oeil presque neuf depuis que nous nous sommes retirés dans la campagne paisible du beau pays de Famenne. Des lieux hyper-sécurisés, cela va de soi, mais aussi presque désertés en cette fin de semaine, veille du congé de Toussaint. 

Bon, voilà ! Je ne sais pas ce que vous en pensez mais quand au JT le présentateur dit "Bruxelles impose ceci" ou "La décision de Bruxelles suscite des réactions diverses", c'est de ce quartier-ci qu'il parle. C'est ici qu'une part importante de notre histoire s'écrit. Tiens, pour le moment, très précisément, le premier ministre canadien Justin Trudeau est accueilli à la Commission européenne pour la fameuse signature. L'Europe n'est pas facile à construire, c'est certain, mais je reste fondamentalement convaincue qu'elle est essentielle pour l'avenir de nos enfants et petits-enfants.

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Quasi désertée en cette veille de congé, la vaste esplanade devant le Parlement européen

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Outre les innombrables contrôles à l'intérieur, l'extérieur n'a pas fini de voir déambuler les militaires

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Le fameux "Caprice des dieux"

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 Les institutions européennes méritaient bien une gare en totale harmonie avec leur environnement architectura

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Et, un peu plus loin, un peu plus ancien, le siège de la Commission

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Le même de nuit

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Enfin chez soi !