Vous ne vous en souvenez sans doute pas : juste avant de déménager, je m’étais lancée à la poursuite de mon sosa 1000 (ici), pour constater illico que, à mon grand désespoir, je ne l’avais pas encore repéré. Or, voilà-t-y pas qu’en réussissant à dénouer le nœud généalogique que représentait Aldegonde DURLIQUE (1770-1831), en dénichant les noms de ses parents, grands-parents et arrière-grands-parents, je viens du même coup - et sans m’en rendre compte immédiatement - de mettre la main sur ce fameux sosa.

Mon sosa 1000 est donc Harmand DURLICQ, l’arrière-grand-père d’Aldegonde, décédé à Blaugies (Hainaut, Belgique) en 1738. Il s’est marié à Blaugies avec Catherine Pierart en 1697 et a eu au moins quatre enfants : Marie Joseph (1699), Laurent (1701-1723), Jacques (1703-1786) et à nouveau Marie Joseph (1707-1732), sans doute parce que la première était décédée. Nous descendons de Jacques.

Voilà, pour l’heure, ce que je sais de lui. Ce n’est vraiment pas grand-chose et me voilà donc à nouveau frustrée. Encore que, pourquoi être davantage curieuse de la vie de cet ancêtre-là plutôt que d’un autre, sous prétexte qu’il porte un matricule symbolique. Ce n’était probablement pas le plus remarquable dans la longue litanie de ceux qui m’ont précédée, mais comment savoir qui mériterait plus d’intérêt pour sa personnalité, son œuvre ou le souvenir qu’il a laissé aux siens ? Donc, parmi tant d'autres, pourquoi ne pas chercher à approfondir l’histoire d’Harmand ? D’autant plus que le caractère exponentiel des générations implique que son père est… mon sosa 2000. Autrement dit, j’en suis arrivée à une génération comptant plus de 1000 ancêtres en ligne directe, soit 500 couples. C’est peu dire que j’ai encore du pain sur la planche.

 

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Je rappelle que le sosa est un système de numérotation, inventé par l’Allemand Michel Eyzinger en 1590, repris par le franciscain généalogiste Jérôme de Sosa en 1676 puis en 1898 par Stephan Kekulé von Stradonitz, permettant d’identifier par un numéro unique chaque ancêtre d’une généalogie ascendante.

Son principe ? Chaque ancêtre est désigné par un numéro invariable. La numérotation part de la personne 1 dont on fait l’ascendance. Son père porte le numéro 2, sa mère le 3. Le 4 est son grand-père paternel, le 5 sa grand-mère paternelle, le 6 son grand-père maternel, le 7 sa grand-mère maternelle. Et ainsi de suite. Dès lors, un chiffre pair désigne toujours un homme, un chiffre impair une femme, sauf le numéro 1 qui peut être de sexe féminin ou masculin. Le numéro d’une femme est toujours celui de son conjoint plus 1. Le numéro d’un père est le double de celui de son enfant, celui d’une mère le double plus 1. (plus d’infos sur guide-genealogie.com). En vertu de quoi, le sosa 1000 est un individu bien précis qui, comme l’écrit Maïwenn « habite toujours à la même adresse » dans l’arbre,  à savoir tout droit à droite sur 5 générations, avant de tourner à gauche, de prendre la suivante à droite, puis à gauche de nouveau sur 3 générations.