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Il y a cent ans, tout commence par l'invasion de la Belgique. Le même jour, un premier mort : le soldat Fonck, tué par les Allemands à Thimister-Clermont, village proche de la frontière allemande. Ensuite, ce sera la résistance héroïque de Liège qui permet à la France de gagner un temps précieux pour se préparer à l'assaut. C'est pourquoi, la journée de commémoration du centenaire de la Première Guerre mondiale débutait aujourd'hui au Mémorial Interallié de Cointe qui surplombe la Cité ardente, en présence du roi Philippe et de la reine Mathilde, mais aussi des présidents français François Hollande et allemand, du Prince William et de la princesse Kate et d'innombrables représentants d'autres pays ayant participé au conflit. 

En 1923, lors d'un congrès à Paris, la Fédération Internationale des Anciens Combattants avait émis le souhait de voir s'ériger un monument dédié aux soldats des pays alliés. C'est Liège qui avait été choisie pour avoir été la première ville martyr de la Première Guerre mondiale et l'architecte anversois Jozef Smolderen avait remporté le concours pour l'édification de ce monument financé par souscription publique privée auprès des pays alliés. Il s'agira d'un double édifice, l'un religieux, de style néo-byzantin, l'autre civil, sous forme d'une tour votive de style Art Déco.

Débutés en 1928, les travaux s'arrêtèrent en 1935 par manque de fonds. Des dépenses supplémentaires avaient, en effet, été nécessaires suite à la découverte de galeries de mines vieilles de plusieurs centaines d'années dans la colline de Cointe. Finalement, l'édifice religieux est consacré en 1936, alors que la tour civile est inauguée en 1937 en présence du Roi Léopold III et de nombreuses délégations étrangères. 

Du sommet de la tour, haute de 75 mètres, le panorama de Liège est superbe. Des visites sont organisées par l'ASBL "le Site du Mémorial Interallié de Cointe". Encore un lieu qu'il me faudra prochainement découvrir !