600px-Artisanat_de_tranchée,_douilles_d'obus_guerre_1914-1918

Suite à mon précédent billet, ma cousine D. me signale que c'est elle qui possède l'un des deux vases en douille d'obus qui trônait autrefois sur la cheminée de notre grand-mère. Il me plaît de savoir qu'en voilà un au moins qui ne finira pas sur une brocante. Elle précise également qu'il est décoré de motifs floraux Art Nouveau et du nom de notre grand-père : Victor. J'en déduis qu'il a été sculpté spécialement pour celui-ci et que, contrairement à ce que je pensais, il ne lui aurait pas été offert en souvenir de son frère Rodolphe, mais bien par celui-ci qui l'aurait spécialement fait graver par l'un de ses compagnons d'infortune. A moins qu'il ne l'ait réalisé lui-même ? Mais était-ce à la portée de qui n'était pas artiste ou artisan au départ ? 

Je remercie au passage Mbj qui, dans son commentaire précédent, m'invitait à aller lire l'intéressant article de Wikipédia consacré à l'art des tranchées. J'y ai non seulement appris long sur cet artisanat de guerre, mais aussi pêché cette photo qui témoigne joliment de la façon dont les soldats détournèrent des engins de mort pour les muer en objets d'art. Selon cet article, les décors des vases de ma grand-mère avaient été ciselés (comme le dernier à droite) et non pas martelés (comme les précédents) dans le cuivre d'une douille d'obus de 75 mm, que Maman se souvient avoir longuement astiqué pour le faire brillet quand elle était enfant.