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Nous l'attendions. Le voilà. Je parle bien sûr du printemps. Bon, d'accord, je sais que certains d'entre vous se débattent encore avec la neige mais je peux vous dire que nous, dans le Nord, enfin au nord du Nord, nous commençons à le voir pointer le bout d'un nez certes encore un peu rougi par le froid mais manifestement bien décidé à émerger de ses couches d'écharpes. Ce qui nous a permis, ma copine C. et moi, de nous offrir il y a quelques jours un petit tour du Lac de Genval des plus revigorants.

Revigorant parce que le soleil était de la partie. Revigorant parce que ses près de 3 km de long n'ont pas épuisé les sexa que nous sommes au lendemain d'un trop sédentaire hiver. Revigorant parce que la beauté du lieu n'a pas fini  d'enchanter la lectrice passionnée de Jacqueline Harpman que je suis et m'a d'ailleurs donné l'envie de relire "La plage d'Ostende", qui - comme son titre ne l'indique pas - se déroule pour l'essentiel au bord du Lac de Genval.   

Ce lac, je le connais. Oh, pas très bien ! Assez cependant pour savoir ses villas cossues de styles hétéroclites, son histoire bourgeoise, son "château" transformé en hôtel-restaurant de luxe où ma vie professionnelle me mena quelquefois - mes papilles s'en souviennent - et son calme relativement préservé entre ciel et oiseaux aquatiques. Vendredi, seul le cri indigné d'une bernache du Canada vint d'ailleurs troubler le calme de l'après-midi que joggueurs et personnes âgées (plus que nous) savouraient de concert.

J'ai aimé ce moment rare de complicité dans la nature qui s'ébroue au lendemain de l'hiver. Et comme un bonheur ne vient jamais seul, la photo que j'ai postée sur Facebook m'a vallu la proposition d'une autre amie, perdue de vue depuis l'école (50 ans quand même !) de venir s'y balader avec moi un de ces jours. Nous devrions nous revoir très prochainement, avec une trosième lurronne voire une quatrième, récemment revues. Elle est pas belle la vie ?