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Autour de nous, le monde ne tourne pas très rond.

Des hommes, des femmes, des enfants venus d’Afrique avec au cœur l’espoir illusoire d’une vie meilleure sombrent à quelques encablures des côtes européennes ; la Syrie continue à se déchirer dans le feu et le sang ; dans bien des pays musulmans, la condition de la femme régresse chaque jour davantage ; tout près de nous, des hommes, des femmes, des enfants parfois, dorment à la rue, des familles de plus en plus nombreuses vivent dans une pauvreté croissante, des parents se déchirent…

Pourtant, aujourd’hui, égoïstement, je veux juste me souvenir que Petit Loup poussait son premier cri il y a tout juste quatre ans, qu’il était bien sûr le plus beau des petits loups, qu’il le reste pour nous, ses parents et grands-parents, qu’il pousse plutôt bien, qu’il est encore en germe. Un germe d’espoir.

Certes, son bonhomme reste un têtard, mais un têtard évolué, chevelu, doté de pieds, de sourcils et de cinq à six doigts, au choix. Signe de générosité ! Il adore le mini-foot du mercredi après-midi et possède déjà un bon coup de pied ? Je m’en réjouis. Même si j’hésite à lui souhaiter un avenir de Diable Rouge. Il a réussi à dépasser le différend anthropophage qui l’opposait depuis la crèche à la petite Myriam (six mois d’une belle empreinte dentaire sur le bras, quand même !) pour en faire sa copine. C’est, me semble-t-il, preuve d’intelligence et d’un caractère conciliant, un sens du compromis qui pourrait lui être utile dans la vie. Pur produit de la « Ninja-Spiderman and C° generation », il sait aussi s’amuser de… rien : lancer des cailloux dans la rivière, cueillir des fleurs, sauter (quinze fois d’affilée) du muret, observer émerveillé l’escargot ou la coccinelle, ramasser méticuleusement de vieux clous oubliés dans un coin du garage, faire pipi le plus loin possible dans les hautes herbes, guider Papiloup en suivant l’écran et les consignes de la dame du GPS, chanter à tue-tête avec Henri Dès ou Christian Merveille...

Merveilleux élan de vie de l’enfant coincé entre la technicité outrancière du troisième millénaire et les plaisirs simples des petits d’homme depuis la nuit des temps ! Et qui sait, avec les atouts qui sont les siens, peut-être sera-t-il un jour de ceux qui font reculer la misère et l'injustice ? Aussi, petit d’homme, mon Petit Loup à moi, je te souhaite un formidable anniversaire !