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Noël, temps de trêve. Laissez-moi rire. Même si les quartiers est d’Alep ont enfin été évacués, la guerre continue, en Syrie comme ailleurs et des familles entières connaissent le chagrin des deuils, la douleur, la faim et la peur, l’angoisse de l’avenir.

Noël, temps de paix. Laissez-moi ricaner. Un tueur fanatisé a choisi cette période, ce symbole, pour assouvir ses rêves autodestructeurs dans un carnage de sang, fauchant à l’aveuglette des femmes, des enfants, des pères, venus sur un marché de Noël s’emplir les yeux d’une pincée de magie dans un monde désespéré.

Noël, temps d’espoir, bien sûr. Parce qu’il faut bien continuer, jour après jour, à croire à la lumière.

Noël, temps de fête ? Sans doute. Pour tous ceux qui possèdent l’insouciance, même s’ils se font de jour en jour plus rares. Aussi, je leur souhaite de la conserver longtemps encore.

Noël, temps de retrouvailles. Là, oui, je me retrouve, en effet. Se rassembler pour célébrer l’amour, l’amitié, la fraternité, à l’heure où l’horizon semble définitivement assombri. Se réunir pour se dire qu’on est là, dans l’adversité peut-être, mais là quand même, les uns pour les autres. Et qu’on tiendra, vaille que vaille, parce qu’on s’aime.

Noël, temps des vœux. Que dire, sinon soyez heureux ? Et puis, ayez conscience d'être heureux. Après, il est trop tard.

Joyeux Noël à tous !