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Je ne m’étais jamais imaginée en disciple de Monsieur Jourdain. Non que j’ignore faire de la prose, mais, tout récemment, j’ai découvert sur le blog d’Élise « Auprès de nos racines » que je pratique le storytelling sans le savoir. Quéçaco ? Simplement le fait de raconter son histoire et/ou celle de ses ancêtres via un blog ou les réseaux sociaux.

Les commentaires de l’article d’Élise ont assez clairement distingué les mémoires et l’autobiographie de l’histoire ou la chronique familiale, pour laquelle j’ai opté. L'objectif n'est pas de confier à la Toile ma propre vie, ni celle de mes proches, mais bien d'évoquer, donc de reconstituer au mieux à partir des témoignages et documents en ma possession, celles de ceux qui nous ont précédés ! Ce qui ne m’a pas empêchée d’inviter certains cousins à écrire leur parcours de vie, afin d’alimenter la partie contemporaine (et privée) d'une chronique plus vaste encore. Mon cousin d’Amérique m’a d’ailleurs déjà adressé un beau récit consacré à sa vocation de reporter photographe international.

Je suis encore à la recherche d’une méthode. Comment structurer le récit ? En remontant les générations dans le sens où la recherche me les a fait découvrir ou en commençant par le couple d’ancêtres le plus lointain pour descendre vers le vingtième siècle ?

Élise, toujours elle, insiste ici  sur un indispensable travail de préparation, pour lequel je ne me sens ni vraiment le goût ni la patience.

Alors ? Me lancer tête baissée avec les éléments déjà à ma disposition, quitte à interrompre la rédaction quand de nouvelles recherches s’avèrent nécessaires, ou structurer préalablement le travail pour être sûre de ne pas rater le moindre petit indice supplémentaire qui permettrait de coller un peu mieux à la vérité historique ?

En réalité, je piaffe d’impatience de débuter ce récit voué à rester infini (au sens éthimologique du terme) et, comme l’un des principaux avantages des documents informatiques est la possibilité qu’ils offrent de couper, copier, coller, raturer, corriger, compléter, rajouter, modifier, supprimer…, je me dis que le risque d’incohérences n’est pas énorme. Il sera toujours temps de corriger au vu d’éléments dont je ne disposais pas à l’origine.

Allez, je me lance !