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Si j’aime retrouver la trace de mes ancêtres à travers le dédale de l’Etat-civil, avec les déceptions et les surprises que cela implique (j’en reparlerai), j’aime aussi voir s’épanouir l’élan de vie de ceux qui me suivent et me suivront, en particulier, bien sûr, notre Petit-Loup. A trois ans et demi ou presque, on n’est plus un bébé, mais pas non plus un « grand ». Un gamin en devenir qui grandit avec une soif impressionnante de nouvelles expériences, un plaisir manifeste des découvertes, une assurance qui me réjouit parce qu’elle n’en fait pas un petit dur mais s’accompagne d’une vraie douceur.

Bref, je m’offre aujourd’hui le droit de gagatiser à ma guise. Une fois n’est pas coutume. Donc, chez Petit-Loup, j’aime :

- qu’il tienne son crayon « correctement » si on le lui met « correctement » dans la main, que son trait s’affermisse, que son bonhomme-têtard évolue (remarquez le regard perçant, les pieds bien plantés et la mèche au vent ! Bon, d'accord, il n'a pas encore de bras, mais cela viendra :-)

- que son geste pour lancer du pain aux canards (et aux énormes carpes de l’étang) soit autrement plus assuré et efficace que l’été dernier

- que malgré le temps encore plus que frisquet, il s’en donne à cœur joie à la plaine de jeux, escaladant, rampant, glissant, et que ce soit nous qui devions freiner ses ardeurs pour l’empêcher d’aller sur les jeux destinés aux plus de six ans 

- qu’il ne craigne pas d’apostropher les grands qui l’empêchent de grimper sur le toboggan d’un vigoureux « Arrêtez, de faire les sauvages ! » et ne se laisse pas démonter quand l’un des deux lui répond par un grognement 

-qu’il aime les histoires de loups et se réjouisse de le voir enfin en vrai depuis le camion « safari » qui sillonne la réserve naturelle de Han-sur-Lesse

- qu’au moment de nous quitter après deux jours passés avec nous, il échappe à sa maman pour revenir nous embrasser

- qu’il se trompe parfois en m’appelant « Maman »

 

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