Avoir soixante ans, c’est encore :

- être tombée dedans quand on était petite. En garder une vilaine cicatrice au coude

- avoir connu les poêles à charbon qu’il fallait recharger à l’aide de seaux péniblement remontés de la cave. Avoir encore en bouche la saveur incomparable des tartines grillées sur ce poêle

- n’avoir pris son bain dans une baignoire qui n’était pas une bassine en zinc qu’à l’âge de cinq ans, y avoir vu tomber le chat, ce qui donna à Lorraine l’idée d’un album pour enfants : « La journée de Mistigri »

- avoir connu le temps où, même pour une vilaine blessure au coude, on ne courait pas aux urgences mais chez le pharmacien… qui ne suturait pas

- avoir connu les pots de chambres en faïence. Ils se brisaient quand on tombait dedans 

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