26 septembre 2014

Sans voix

Il aurait fallu avoir les mots. Forts. Il aurait fallu croire qu’ils pourraient servir à quelque chose. Il aurait fallu dire la nausée et l’indignation. Et l’écrire. Mais je suis restée sans voix. Hébétée. Comme anesthésiée. Honteuse aussi d’éprouver cette répulsion viscérale quand l’horreur, pourtant, n’était pas moindre au Rwanda en 1994, à Gaza ces derniers mois, au Musée juif à Bruxelles en mai dernier et partout dans le monde où l’on tue, viole et assassine des centaines de milliers d’hommes, de femmes et d’enfants, dans une... [Lire la suite]