Il neigeait ce matin-là...
Il faisait froid sur la terre et dans nos coeurs.
Or le ciel avait voulu se mettre au diapason de notre douleur,
mais plutôt que la grisaille,
c'est la splendeur immaculée des paysages traversés
qu'il a offert à Maman pour son dernier voyage.
De cette beauté glacée, elle aurait fait un poème émerveillé.
Je ne suis pas poète. Je remercie seulement le ciel
pour cette ultime attention.

Je remercie aussi du fond du coeur
tous ceux, toutes celles qui ont témoigné sur cette page
l'admiration et la tendresse que ses mots avaient fait naître dans leur coeur.
Ils nous ont profondément touchés mes enfants et moi
et bien sûr notre Petit Loup, qui a si bien lu, lors de l'adieu,
un extrait du poème qu'elle lui avait dédié à sa naissance.
"Je t'offre ce que j'ai, un peu d'imaginaire
Où les fées au printemps vont danser dans les bois.
Cette poussière d'or qu'on garde au bout des doigts
Cache-la dans ton coeur pour les jours ordinaires"

