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Je ne regardais pas le ciel avant. En tout cas pas aussi souvent, pas aussi attentivement, pas aussi joyeusement. Depuis que nous avons emménagé à la campagne, par contre, impossible d’y échapper. La vue de la cuisine et celle du salon s’ouvrent à 180°, l’essentiel du paysage étant occupé par le ciel. Un ciel perpétuellement en mouvement, constamment changeant, souvent en voyage car le vent souffle fort sur le plateau. Et parce que le ciel déménage parfois à folle allure, le paysage aussi se modifie sans répit, selon la lumière, l’heure de la journée, la saison… Principaux acteurs de cette mutation perpétuelle : les nuages. Du blanc le plus pur au gris le plus menaçant, voiles légers ou grosses touffes de barbapapa flottant dans les airs, ils galopent ou se prélassent, s’étirent ou s’agglutinent, annoncent la pluie ou le beau temps et brossent à travers mes fenêtres des tableaux que ni Magritte ni Folon n’auraient reniés. 

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