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La cathédrale Saints Gudule et Michel, perchoir de rêve pour les faucons pèlerins

Le ciel - je veux dire le cargo spatial russe - ne nous est pas tombé sur la tête mais s’est désintégré lors de son entrée dans l’atmosphère. C’est du meilleur augure. Nous avons donc toutes les raisons de nous réjouir, comme d’ailleurs de :

-       la naissance de la petite Francesca Marina, née quelques heures après la « royal princess » à bord d’un patrouilleur de l’armée italienne qui venait de secourir quelque 650 migrants en Méditerranée. En voilà une au moins qui, avec sa famille, ne devrait pas avoir de mal à obtenir un passeport. Bienvenue en Europe, petite fille !

-       la déclaration sans ambiguïté de Bart De Wever devant la communauté juive d’Anvers, dont il est bourgmestre, lors d’une cérémonie du souvenir de l’Holocauste. Levant pour la première fois toute ambiguïté, le président de la N-VA, le parti nationaliste flamand actuellement au gouvernement fédéral avec les libéraux, a déclaré : « Mon propre grand-père a été membre de la VNV, le parti nationaliste flamand qui est entré massivement dans la collaboration. Je veux regarder le passé dans les yeux. Cette collaboration est une faute terrible ».

-       la nidification exceptionnelle d’un couple de cigognes blanches à Ghlin. En déclin jusque dans les années 80, les populations de cigognes blanches reprennent depuis du poil de la bête dans nos régions grâce aux efforts de sédentarisation menés dans certaines zones protégées comme le Zwin, Planckendael et Pairi Daiza. Cependant, on n’avait plus observé de couples de cigognes blanches nicher en Wallonie depuis 2007. Or, voici qu’un couple vient de construire son nid au sommet d’un grand un arbre étêté de Ghlin, non loin de Mons, capitale de la Culture 2015. Le mâle a été  bagué à Plankendael (Malines), la femelle est probablement un individu migrateur. Les riverains ont pu observer à loisir les parades nuptiales à grand renfort de claquements de bec et la construction du nid. Les cigognes sont maintenant en train de couver et les éclosions sont attendues sous peu.

-       Le couple des faucons pèlerins qui élit domicile depuis dix ans dans la tour nord de la cathédrale Sainte-Gudule à Bruxelles n’a pas failli à la tradition. Après avoir construit leur nid, la femelle y a pondu quatre œufs, qui ont éclos début avril. Grâce à des caméras installées par les ornithologues du Museum des Sciences naturelles, il est possible de suivre en direct 24 h/24 sur Internet le développement de la petite famille. Les fauconneaux sont déjà gros et ne devraient plus tarder à s’envoler définitivement. Le faucon pèlerin avait complètement disparu de nos contrées pendant plusieurs dizaines d'années. L'envergure de l'oiseau est impressionnante et la vitesse de ses piqués fulgurante (300 km/h). Les pigeons n’ont qu’à bien se tenir !