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Il en va des baobabs comme de tous êtres vivants. Ils naissent, ils vivent, ils meurent. Même les baobabs symboliques comme le nôtre, dont les racines plongent dans la nuit des temps. Non qu’ils disparaissent, mais il arrive que des branchages blessés ou vieillissants s’épuisent et meurent. C’est le cycle de la vie. Inéluctable. Alors, les branches, brindilles et feuillages alentours pleurent leur disparu.

C’est ce qui arrive à notre baobab familial. Il vient, en effet, de perdre, brutalement, l’un de ses membres les plus fougueux, les plus vigoureux, les plus passionnés malgré ses 82 ans : mon cousin photographe, baroudeur et globe-trotter, qui sillonna le monde l’appareil en bandoulière et dont j’évoquais encore ici il y a quelques jours le tout premier périple en Vespa à travers l’Afrique en 1957. 

Les éloges vont bon train sur la toile. Pour nous il reste Victor Englebert, le père, le grand-père, le frère, le neveu, l’oncle, le cousin hors du commun qui nous fit tant rêver, nous qui restions ancrés dans le sol natal. Il ne postera plus sur son blog "Fascinating Humanity" les fabuleuses photos de ses voyages autour du monde qu’il mena sa vie durant pour aller à la rencontre des gens, lui qui trouvait notre petite Belgique bien trop étriquée pour ses rêves et s’était juré à neuf ans de devenir explorateur sur la foi d’une image de Christophe Colomb découvrant l’Amérique.

Victor s’en est allé pour le dernier voyage dont on ne revient pas. Il a bouclé la boucle comme il a si souvent bouclé ses bagages pour des horizons lointains. L’inconnu est au bout du chemin. Je suis certaine que l’aventure, une fois encore, l’excite. Bon vent, cousin ! 

 

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