L'un de mes cousins avait épousé une Parisienne. Le jeune couple s'installa à deux pas de la capitale française au début des années 60, dans l'une de ces cités HLM que l'on démolit à tout va aujourd'hui mais qui, lors de notre visite en août 1962, nous semblaient le comble de la modernité. Je n'ai pas retrouvé de photos de cette première découverte de Paris. La gamine que j'étais alors se souvient surtout des immenses sandwiches de "pain français", de la chaleur accablante, des gros titres et des portraits de Marylin qui ornaient les kiosques et semblaient sidérer les passants sans que je comprenne bien pourquoi.

Un ou deux ans plus tard, alors que mes cousins s'étaient exilés au Koweit, l'un des cousins anglais de mon père s'y installa à son tour, cette fois dans le Marais. Le contraste avec les barres de logement de la banlieue était frappant. Ici, tout me semblait au contraire vieux, sale et sombre, à commencer par l'entrée, la cour, l'escalier. L'appartement, par contre, aménagé dans d'anciennes écuries, avait été décoré avec goût, mais, dans l'escalier subsistaient les éviers des chambres de bonnes, encore utilisés par certains. Lorraine fit un reportage sur Paris et ses problèmes de logement, Papa prit les photos, notre cousin fit mine de se raser dans l'escalier.

Mais Paris, c'était aussi Montmartre et le Musée Grévin. Maman prit la pose sur les célèbres escaliers, mais sa surprise en prenant conscience que le gardien du Musée était de cire était, elle, bien réelle.

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