… on se retrouve un peu groggy, déstructurés, contraints de reprendre pied dans un quotidien ni tout à fait même ni tout à fait autre. Sans peur mais sans illusion.

Notre quotidien à nous, c’est :

- le tri : trier, c’est faire des choix, faire des croix sur certains pans du passé, en jeter les témoins, accepter d’oublier : la nostalgie comme les remords encombrent et ankylosent, ils ne sont jamais bons conseillers. 

- la route : pas la route 66, bien sûr ! Plus modestement, l’autoroute E 411 Bruxelles – Arlon, dans sa portion Louvain-la-Neuve – Rochefort. Depuis un an, nous l’avons sillonnée dans les deux sens, par tous les temps : averses printanières comme grand beau temps, gel et tempêtes de neige comme orages d’été. J’en sais chaque sortie, chaque virage, chaque trou dans le bitume, les mille coloris de ses arbres et arbustes, les infinies variations de ses ciels. Je sais son charme quand le soleil d’hiver fait rougeoyer les nuages, sa féroce hostilité quand le déluge s’abat à la nuit noire.

- le jeu « dans la tribu des bras cassés, je demande… » : le loup de Louve Chérie, qui s’est tailladé le pouce et coupé le tendon, alors que Grand Loup marche toujours avec une béquille et que Louve Chérie envisage une nienne opération du pied. Si on y ajoute le bras définitivement en compote de Papiplou, il ne reste que Petit Loup et Granny pour me filer un coup de main lors du déménagement.

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