Du côté maternel, les photos anciennes sont moins nombreuses que du côté paternel. Sans doute parce que la famille a moins les moyens de s’offrir une séance chez le photographe. J’ai déjà publié celle de mon arrière-grand-mère et de quatre de ses sept enfants survivants vers 1900. La revoici. Ensuite, il faut attendre quinze ans pour la photo de mes grands-parents et de leurs trois premiers enfants qui se suivent de onze mois en onze mois. Dure époque pour les mères ! Une nouvelle photo de mes oncles et tantes enfants vers 1920. En 1923, Lorraine pointe le nez : on immortalise l’événement sur la peau de mouton. Ma tante (qui sera ma marraine) se marie : ils sont superbes. Sur la photo de groupe, pourtant, personne ne semble à la fête : par convention ou parce qu’à ce moment-là tout le monde sait mon grand-père très gravement malade ? Il mourra quelques mois plus tard. Encore quelques années, et c'est le mariage en grande pompe d'un cousin du Nord de la France. Les jeunes mariés auront un destin tragique durant la guerre qui ne tardera plus. La fin d’une époque !  

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En 1900, une famille amputée non seulement du père et de trois enfants décédés en bas-âge, mais aussi de ses deux aînés : Jean parti en Amérique, Thérèse au Chili. Les décès et les migrations déciment tôt les familles, souvent très nombreuses. 

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 1918 : mes grands-parents et leurs trois premiers enfants, nés coups sur coups au tout début du vingtième siècle. Le nombre d'enfants par famille commence à se réduire. Ils attendront quatorze ans pour accueillir Lorraine.

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1920 : Mes oncles et tante grandissent. Admirez la robe de dentelle anglaise, les bottines lacées et devinez qui est le plus chenapan.

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1931 : Quelques mois avant le décès de son père, ma tante épouse un beau Bordelais. Il deviendra un très grand cuisinier, qui formera les plus grands chefs belges.

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La mariage de ma tante rassemble à Bruxelles les familles bruxelloise et bordelaise. Demoiselle d'honneur, Lorraine est la gamine en blanc à l'air perplexe.  

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Mariage en grande pompe dans le Nord de la France. Lorraine (avec un diadème au deuxième rang) est demoiselle d'honneur. A l'extrême gauche, au premier et deuxième rangs : ma grand-mère et ma tante.  

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1964 : Les 80 ans de ma grand-mère. Sans doute la seule photo avec ses quatre enfants.  

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2007 : Première photo de famille à l'occasion d'un centième anniversaire (celui de ma tante qui, au fond, n'a pas vraiment changé depuis sa photo de mariage ci-dessus !) Ce type de cliché est amené à se multiplier dans les années et décennies à venir.