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On le sait, les enfants grandissent par à-coups. Physiquement, psychologiquement. Quitte parfois à régresser ensuite un peu. Ou beaucoup. À quatre ans et deux mois, il semble que notre Petit Loup vient brusquement de sauter plusieurs pas décisifs, le premier, le plus spectaculaire, étant l’abandon de sa « tut » (tétine ou sucette pour les Français, « suce » pour les Québecois).

Sa tut, donc, il l’a donnée à Saint-Nicolas. Il était temps ! Même s’il ne la prenait plus depuis longtemps que pour dormir, sa mâchoire supérieure commençait à en pâtir dangereusement pour sa future dentition. Déjà qu’on n’est pas particulièrement gâté de ce côté dans la famille, il ne fallait pas en rajouter avec cet ustencile, certes bien pratique pour calmer les poupons, mais générateur d’une dépendance peu propice au développement de l’autonomie.

Donc, exit la tut ! Mais, quelle n’a pas été ma surprise, l’autre jour, de constater que l’endormissement, qui n’a jamais été son fort, non seulement n’en souffrait pas plus qu’à l’ordinaire, mais qu’il ne réclamait même pas son Cadichon chéri qu’il n’avait pu emporter dans son cartable, alors que nous allions le chercher à l’école. Un autre nounours bien connu a parfaitement fait l’affaire, assumant son rôle « transitionnel » (comme disent les psychologues) de protecteur-confident à l’heure du coucher.

Dans le même temps, tout aussi subitement, lui qui se délectait jusqu’ici plus souvent de « yait » que de lait et muait volontiers son grand-père en Papillou (papillon ?), a considérablement amélioré sa prononciation du « l ».

Enfin, son bonhomme a cessé de ressembler à un têtard et arbore désormais fièrement un corps et même un cou (très fin) rattachant le tronc à la tête. Je tiens aussi à préciser que la chemise se ferme par des boutons, juste au cas où vous  croiriez le bonhomme atteint de varicelle. Bref, notre Petit Loup est en train d’affiner son « schéma corporel », lentement mais sûrement et je me réjouis tant de ses progrès que je ne peux m’empêcher de les partager.

J’espère qu’en ces temps de Noël, vous aurez l’indulgence de pardonner cet accès de gâtisme grand-maternel.

PS : Les lunettes du premier bonhomme (Mamilouve !!!!) sont de ma main, c'est lui qui m'a demandé de les ajouter.