Liège 1737 1

Je ne progresse pas beaucoup ces temps derniers dans la généalogie familiale. Sans doute parce que j’ai déjà exploré bien des pistes évidentes et qu’il faut maintenant oser des suppositions, se lancer dans des heures et des heures de dépouillement de registres, sans certitude aucune de trouver trace de mes ancêtres. Sans doute aussi parce que ni le boulot ni ce bel été n’incitent vraiment à ce genre d’exercices. Bref, je suis dans un creux de vague, dont je sais qu’il passera mais qui m’énerve souverainement.

J’ai quand même enrichi mes découvertes de deux trouvailles importantes ces derniers temps. L’une est un ouvrage déjà ancien consacré à Chênée, la petite ville d’origine d’une partie de la famille, que m’avait conseillé mon nouveau lointain cousin français et que j’ai déniché d’occasion sur un site de bouquinistes en ligne. Outre l’histoire de ce faubourg liégeois, c’est celle de la Ville et de la Principauté de Liège qui y est contée de façon fort complète, documents à l’appui. Bref, une source intéressante pour mieux connaître la vie de mes ancêtres dans un contexte historique et social précis.

L’autre, déniché sur le même site, est l’édition 1930 du gros ouvrage dirigé par René Lyr, « Nos héros morts pour la patrie » (1920) consacré à la guerre de 14-18. Les auteurs y proposent une histoire détaillée des grandes batailles qui se sont déroulées sur le sol belge, mais surtout les noms de tous les soldats belges tombés durant le conflit et les photos légendées des officiers morts au champ d’honneur. Et j’y ai trouvé la photo de mon grand-oncle Rodolphe, le frère préféré de mon grand-père. Il était tombé sur le front de l'Yser le 28 septembre 1918, premier jour de la dernière offensive des Alliés, qui se révélerait décisive. Blessé de deux balles dans la poitrine et d’un éclat d’obus, il meurt dix jours plus tard, à un mois de l’Armistice du 11 novembre. L’un de ces sales tours dont la vie a le secret !

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