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Quand on est au cœur d’une constellation familiale, il n’est pas rare que les sollicitations des uns et des autres viennent se télescoper. Samedi était donc une journée intergénérationnelle dans toute sa splendeur.

Au programme, on y trouvait au choix : apporter des journaux et des sacs plastiques à Granny en prévision du grand chambardement, la conduire au shopping pour s’acheter une jupe d’été, trier les cadres que l’on garde et ceux qu’on mettra à la brocante ; réceptionner les caisses que Grand-Loup lui apporte, les stocker dans une cave beaucoup trop exigüe ; dans le même mouvement réceptionner Petit-Loup, son doudou et sa trottinette, les ramener chez soi pour la nuit ; retrouver Louve-Chérie et son loup à elle à la maison, courir derrière Petit-Loup à trottinette, admirer son bonhomme-têtard qui a désormais une bouche et des bras, préparer les pâtes au jambon-fromage pour tout le monde, tendre une oreille attentive aux recherches d’emploi de Louve-Chérie, l’entendre vous annoncer que son loup vient de lui offrir un chien (un troisième !), ne pas oublier de lui donner les millepertuis achetés dans la semaine ni les tentures du couloir raccourcis par les soins d’une amie ; mettre Petit-Loup au lit, lui raconter une histoire ( « Non ! Deux ! »), lui chanter « Au clair de la lune » (les quatre couplets, deux fois !), ne pas oublier de laisser la veilleuse allumée, oublier de donner les tentures (mais pas les millepertuis !), se dire que la journée a été fatigante mais riche, riche mais fatigante et qu’il est bien joli le chemisier fleuri acheté au shopping où Granny a trouvé sa jupe. Bref, qu’on n’attend plus que l’été !