Mon fils est un « geek ». Entendez par là que, depuis son plus jeune âge et malgré une allergie persistante aux mathématiques, Grand Loup est fasciné par l’informatique. Juriste de formation, il est d’ailleurs titulaire d’un DEC (diplôme d’études complémentaires) en droit des médias et des NTIC (nouvelles technologies de l’information et de la communication). Bref, selon la définition de Wikipedia, il « sait se servir d’un ordinateur à un niveau plus élevé qu’un individu moyen ».

Ajoutez à cela qu’il est l’un des innombrables aficionados de la marque à la pomme et vous aurez un tableau assez précis du comportement ordinaire de ce trentenaire hyperconnecté, passionné d’écrans qui ne se contentent pas de donner l’heure, de lui rappeler ses rendez-vous, de téléphoner, de « visiophoner », de gérer ses comptes, de lire la presse, d’envoyer et de recevoir des messages, des photos, des vidéos, d’écouter de la musique et de regarder des dessins animés avec son fils, mais lui permettent encore de faire des achats, prendre des photos, dresser des itinéraires, consulter les horaires de trains et le catalogue Ikéa ( ???) – la liste n’est pas exhaustive - et, bien sûr, de lire des livres.

Donc, sachant que j’ai reçu une tablette à Noël, il me demande l’autre jour si j’ai aimé lire sur ce support, nouveau pour moi. Et de s’étonner devant mon enthousiasme.

Du coup, je m’étonne de son étonnement, un peu vexée au fond qu’il semble me prendre pour une « croulante », accrochée à son univers, incapable d’apprécier les progrès de la technologie.

Mais ce n’est pas de cela qu’il s’agit. Pas du tout ! J’en prends conscience lorsqu’il me répond : « Ah, bon ! Parce que moi j’ai un peu de mal avec la lecture sur écran. Le toucher du papier me manque ! »

Inutile de préciser que j’en suis restée bouche bée.

 

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